FOOTBALL

L’offre hongroise, sa décision après l’Euro, Witsel «en or»: les réponses de Wilmots

L’offre hongroise, sa décision après l’Euro, Witsel «en or»: les réponses de Wilmots

Wilmots n’a pas tari d’éloges pour Witsel. Photo News

Marc Wilmots ne s’est exprimé ce vendredi que dans deux interviews aux ayant-droits. Voici ce qu’il faut en retenir.

Outre la pseudo polémique du paquet de cigarettes de Radja Nainggolan, le coach fédéral a évoqué différents sujets aux micros de la RTBF et de la VRT. Morceaux choisis.

L’offre hongroise

«J’ai failli être sélectionneur de l’équipe de Hongrie, il y a 7-8 ans ou 9-10 ans», a révélé Wilmots. «Le président m’avait contacté. J’ai donc bien suivi l’équipe de Hongrie et les jeunes qu’ils avaient à l’époque, comme Nemeth par exemple. L’équipe avait bien presté. Il y avait une bonne génération. Cela ne m’étonne donc pas qu’ils soient maintenant en 1/8es de finale de l’Euro.»

Le match de dimanche contre la Hongrie

«Ils ont un bon amalgame entre les jeunes et les plus anciens. Ils ont les armes pour jouer en contre. Il faudra faire attention. Nous devons mettre des attaques placées et ne pas nous livrer à fond car le match peut durer plus de 90 minutes.»

Rien n’est laissé au hasard. En cas de tirs au but, les 5 tireurs sont désignés. Dans l’ordre, ce sera: Hazard, De Bruyne, Lukaku, Witsel et Mertens. Sauf si un de ces joueurs n’est pas sur la pelouse à ce moment-là ou s’il ne le sent pas bien, a précisé le sélectionneur.

La pression et les critiques

«Qui a dominé vraiment un adversaire jusque maintenant? On nous critique plus que d’autres mais les grandes équipes n’ont pas fait plus. Parce que physiquement les petits pays sont en forme, jouent resserrés et en contre. Il faut donc gérer les matches, ne pas être naïf. Il nous faut de la maturité. On l’a eue contre la Suède. Il fallait être calme et attendre. Il faut du métier.»

«Les médias font un travail difficile», a-t-il souligné. «Ils doivent toujours trouver quelque chose. Je peux voir l’envers du décor quand j’ai collaboré avec la RTBF comme consultant. En étant de l’autre côté, je tente de mettre en place la meilleure collaboration possible. Il ne faut pas exagérer avec la pression. C’est une pression positive. Et quand les résultats suivent, l’atmosphère est toujours meilleure.»

Et d’ajouter: «Quand je vois qu’il y a 10 ou 12000 supporters belges aux matches, avec un esprit fair-play. On a un public fantastique... Mais forcément, on n’accepte plus une seule défaite, cela devient presque un drame national. Il faut donc trouver le bon équilibre, regarder le bilan de ces 4 dernières années.»

«Witsel, c’est de l’or»

«Witsel a reçu beaucoup de critiques. Mais cela fait 4 ans qu’il preste. Il y a deux ans, tout le monde disait que c’était le meilleur N.6. Et maintenant, on a dit qu’il fallait le remplacer... Mais ce n’est pas parce que certains pensent ça que je vais le faire. Je connais les qualités d’Axel. C’est un stratège sur la pelouse. Il fait mieux jouer les autres et il est toujours au service de l’équipe. Il est toujours à la bonne place. Je vais vous donner un exemple. Lors du match contre l’Argentine, Witsel a pris Messi en individuelle et est toujours arrivé avant lui au ballon. Messi a toujours été loin de notre but grâce à Axel. On lui donne une mission et il la fait à la perfection. Pour moi, pareil joueur, c’est de l’or. Il est très important pour nous.»

Et après? «Ma décision est prise»

«Je sais ce que je vais faire après l’Euro mais je ne le dirai qu’après le tournoi. Cela ne dépend pas de nos résultats ici en France. Je n’en dirai pas plus maintenant.»