TOURNAI

Euro 2016 : le « cousin » hongrois d’Alexandre Szalai

Euro 2016 : le « cousin » hongrois d’Alexandre Szalai

Un coup de photoshop, et voilà l’instituteur à l’Euro. Com

Il a beau «avoir des origines» et porter le nom de l’avant-centre de Hongrie, Alexandre Szalai est un inconditionnel des Diables.

En Belgique, l’immigration hongroise n’a pas l’ampleur de l’italienne ou la marocaine. Mais elle n’est pas anecdotique. Ils ont été deux cent mille à quitter la terre magyare en 1956 lors de la répression soviétique. Parmi eux, sept mille sont arrivés en Belgique, et donc quelques-uns à Tournai.

Alexandre Szalai, instituteur aux Ursulines à Tournai, aîné d’une fratrie de trois, est le fils de Sandor, un de ces «migrants» d’alors venu de Pusztaegres, un village à l’Est du lac Balaton.

Le blues du pays, son père (camionneur chez 3 Suisses) l’a sûrement connu, mais il n’en parlait pas. «Il a mis plus de 50 ans avant de se décider à y retourner. Mes frères et moi, on lui avait proposé dans les années 90, mais ça ne l’intéressait pas. D’ailleurs, on n’a pas du tout été élevé dans la double culture. La Hongrie, c’était son truc, il voyait d’autres réfugiés mais il ne nous a jamais appris un mot par exemple.»

Du coup, à la veille d’un Belgique-Hongrie en huitième de l’Euro, Alexandre ne se sent absolument pas tiraillé entre la mère patrie et le pays paternel, comme des Italiens de la deuxième et même de la troisième générations peuvent continuer à l’être. On l’a encore vu la semaine dernière.

Szalai, l’avant-centre

Footballeur de bon niveau (il a joué en club jusqu’à 38 ans surtout dans la région de Mouscron et en Flandre), Alexandre Szalai avait, et a toujours, la plume déliée. Il a mis un temps sa carrière d’instit’ entre parenthèses pour accompagner l’épopée de l’Excel, soit en alimentant le magazine du club, soit en gérant les relations avec la presse sportive. C’est dire si le foot est une passion chez lui.

Supporter des «Diables rouges» il l’est totalement. Mais, avoue-t-il, avec quand même un intérêt tout particulier pour l’avant-centre hongrois, Adam… Szalai. On disait celui-ci (28 ans) en fin de parcours parce qu’il a connu de mauvais jours en club en Allemagne, mais il a marqué lors du premier match de la Hongrie contre l’Autriche.

Un brin farceur, Alexandre Szalai, n’a pas manqué d’en faire son «cousin» hongrois sur Facebook, fausse vignette panini à l’appui. « Il y a très peu de Szalai en Belgique, par contre en Hongrie, le nom est répandu. Donc, si on a un lien de parenté, il est vraiment très éloigné.»