« Quand je suis arrivé sur place, les premiers blessés étaient assis au bord de la route »

« Quand je suis arrivé sur place, les premiers blessés étaient assis au bord de la route »

L’échevin amaytois faisait partie du centre de crise communale. ÉdA Renson

Cet échevin d’Amay a fait partie du centre de crise mis en place suite à l’accident. Il a véhiculé une dizaine de personnes qui se trouvaient dans le train.

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Daniel Delvaux, quand le centre de crise communale s’est-il mis en place à Amay?

Comme tous les membres du collège communal, j’ai reçu un sms de Jean-Michel Javaux à 23h39 pour nous informer de l’accident et de la mise sur pied d’un centre de crise communale. À 23h50, on était opérationnel dans le bureau du bourgmestre à l’administration.

Quelque part, vous aviez déjà eu une bonne répétition lors des coupures d’électricité de janvier. Qu’avez-vous orchestré en sachant qu’un centre de crise des services de secours s’organisait également à l’hôtel de police?

Certains ont fait le nécessaire pour trouver des boissons chaudes à apporter aux victimes sur place, d’autres ont diffusé des informations utiles sur les réseaux sociaux.

Et vous vous êtes personnellement rendu directement sur place.

Oui. J’ai pris les clés du Servibus pour aller chercher une quinzaine de navetteurs qui n’étaient pas blessés et les amener au hall des sports de l’abbaye de Flône où un accueil psychomédical a été mis en place. Quand je suis arrivé sur place, les premiers blessés étaient assis au bord de la route pendant que les services de secours procédaient au montage des deux hôpitaux d’urgence pour leur prodiguer les premiers soins avant un éventuel transfert.

Avez-vous pu apercevoir les deux trains accidentés?

Oui, quand je suis allé chercher les navetteurs dans le périmètre de la Vielle Montagne. Je n’ai pas pu m’approcher de la zone d’impact, mais c’était très impressionnant à voir.

Les jeunes que vous avez ramenés se sont-ils confiés à vous?

Ils étaient tous très choqués et la grande majorité était constituée d’étudiants rentrant à Liège. J’ai ensuite passé le relais aux psychologues, à la Croix-Rouge et aux assistantes sociales de la commune de Saint-Georges qui les attendaient à Flône.