FOOTBALL - OPINION

Anderlecht: 3 bonnes raisons de prendre Morten Olsen comme entraîneur

Anderlecht: 3 bonnes raisons de prendre Morten Olsen comme entraîneur

Le mauve et le blanc, des couleurs qu’il connaît bien. Reporters / Queen

Qui va succéder à Besnik Hasi sur le petit banc d’Anderlecht? Les pronostics vont bon train. Un profil se dégage, selon nous, pour rendre des couleurs au Sporting. Il serait réfractaire mais voici au moins trois bonnes raisons de tenter de le faire changer d’avis.

Le départ de Besnik Hasi a été acté jeudi soir. Champion en 2014, 3e l’année suivante et dauphin de Bruges cette saison, l’Albanais a vu son étoile pâlir ces derniers mois suite à des résultats en dents de scie et un fond de jeu qui s’est de plus en plus éloigné du foot champagne cher au parc Astrid.

Les noms de ses successeurs se succédaient déjà avant l’annonce de son limogeage. Du Belge d’abord avec Hein Vanhaezebrouck, qui a toutefois assuré qu’il resterait à Gand. Puis les anciens de la maison Yves Vanderhaeghe (Ostende), Peter Maes (Genk) et Frankie Vercauteren (Samara). Le dernier en date vient d’Italie: Stefano Pioli, viré de la Lazio début avril, qui serait selon certains confrères la piste N.1.

Et Morten Olsen dans tout ça? Celui qui a dirigé la sélection danoise durant 15 ans (2000-2015) a rencontré la direction du club bruxellois mais, aux dernières nouvelles, aurait renoncé à venir. Il a pourtant de beaux atouts à faire valoir. Voici trois bonnes raisons de faire le forcing pour l’engager.

1. Expérience

Morten Olsen a 66 ans. Trop vieux? Georges Leekens a le même âge et vient de montrer qu’il n’a rien perdu de son dynamisme en faisant remonter Lokeren au classement cette saison.

Le sexagénaire danois a du vécu à revendre. Il a connu la pression à Cologne, qui sortait d’une finale de Coupe UEFA, et à l’Ajax Amsterdam, pillé de ses stars après sa victoire en Champions League 1995. Il a tout de même conduit le club hollandais au sacre national en 1998. Reconstruire une équipe, il connaît. Et avec la flopée de départs annoncés au parc Astrid, cela pourrait être bien utile.

Il faut remonter à la saison 1988-89 pour trouver trace d’un entraîneur plus âgé au Sporting. Raymond Goethals avait alors 67 ans. Depuis, les Mauves ont souvent fait confiance à des quinquagénaires (Anthuenis, Broos, Jacobs), des des quadragénaires (de Mos, Peruzovic, Boskamp, Neumann, Vandereycken, Haan, van den Brom, Hasi) et même un trentenaire (Vercauteren). À un tournant de son histoire, Anderlecht n’aurait-il pas intérêt à se diriger vers la sagesse d’un Olsen?

Associé à un jeune loup comme Nicolas Frutos, cela nous semble être une bonne solution à court terme, pour au moins deux saisons, peut-être les plus importantes de l’histoire du club bruxellois.

2. Connaissance du club

Anderlecht: 3 bonnes raisons de prendre Morten Olsen comme entraîneur
Olsen ici avec Munaron en 1982. REPORTERS
Libéro à l’ancienne, Morten Olsen a porté les couleurs mauves de 1980 à 1986, le temps d’engranger 3 titres de champion avec le Sporting. Sous la conduite d’un Tomislav Ivic qui révolutionnait le foot à cette époque, puis de l’icône du club Paul Van Himst, il s’est imprégné du style maison.

Au-delà du fond de jeu, il semble tout indiqué pour ramener la cohésion dans le vestiaire. C’est d’ailleurs ce qui semblait être une des forces du Danemark ces 15 dernières années. Pas de stars (à part peut-être Bendtner, c’est dire...) mais tout de même des qualifications pour les Mondiaux 2002 et 2010 ainsi que pour les Euros 2004 et 2012.

3. Connaissance de la Belgique

En plus de connaître le club, il connaît bien notre pays puisqu’il y est installé depuis de nombreuses années. Marié à une Belge, il vit à Beersel, «à deux pas du Stade Roi Baudouin» rappelait-il il y a un an alors que son nom circulait pour devenir sélectionneur des Diables rouges au moment du flirt avorté de Marc Wilmots avec Schalke 04.

Nul doute qu’il en profite pour suivre notre championnat, et en particulier les matches d’Anderlecht...