ENVIRONNEMENT

Ils exigent que la Suède ferme ses mines de charbon

Ils exigent que la Suède ferme ses mines de charbon

Plus de 3.500 personnes, dont une centaine de Belges, ont bloqué une mine de lignite de Vattenfall, en Allemagne de l’est. Reporters / DPA

La Suède veut vendre ses mines de charbon pour être libre des énergies fossiles. Mais ça ne signifie pas la fermeture de celles-ci. D’où une manif devant l’ambassade à Bruxelles.

Une vingtaine de personnes ont manifesté, lundi à 09h, devant l’ambassade de Suède située rue du Luxembourg à Bruxelles, puis devant la représentation permanente au square de Meeûs, pour plaider en faveur de la fermeture des mines de charbon du groupe public d’électricité Vattenfall, à la veille d’un débat sur la question au parlement suédois.

Cette manifestation s’inscrit dans la suite de la mobilisation Break free qui a eu lieu du 3 au 15 mai pour sortir des énergies fossiles. Le week-end du 13 au 15 mai, pour l’action intitulée «Ende Gelände3», plus de 3.500 personnes, dont une centaine de Belges, selon les organisateurs, ont bloqué une mine de lignite en Allemagne de l’est.

«La Suède veut se présenter comme un leader en matière de lutte contre le réchauffement climatique et vendre ces mines leur permettra de figurer parmi les premières nations libres des énergies fossiles», explique Laure Kervyn, porte-parole pour le mouvement 350 Belgique. «Mais vendre à un privé sans se soucier que l’exploitation continue et que les mines s’agrandissent encore n’est pas montrer un bel exemple. Il faut sortir du charbon. On ne veut pas de vente, mais que Vattenfall prenne ses responsabilités et ferme ses mines. En cas de fermeture, le nettoyage des sites peut assurer de l’emploi pendant 20 à 30 ans. L’acheteur potentiel, la compagnie privée tchèque EPH, va vers plus d’exploitation.»

Elle rappelle que Greenpeace s’était porté acquéreur, mais son offre visant à fermer les sites a été écartée par l’État suédois.