MUSIQUE

Comment Troy Von Balthazar a conquis le Belvédère namurois

Encore un moment précieux au Belvédère, à Namur. Hier, Troy Von Balthazar a offert un concert parfait. Seul sur scène, il a gagné le respect d’un public séduit par les chansons douces-amères de l’ancien leader de Chokebore.

Troy Von Balthazar est un de ses artistes qui ont l’art de vous écrire des chansons qui paraissent si simples et pourtant vous emportent en un claquement de note. Un vrai songwriter comme on dit. Et lorsqu’il s’agit de trouver des points de comparaison, les comparses de «Namur du Son» qui organisaient la soirée, avaient très justement évoqué Elliott Smith, Sparklehorse ou encore Sufjan Stevens.

Sur scène, la simplicité est aussi de mise. Une guitare. Des pédales aux effets bien étudiés et bloqués. Parfois, un gadget (poste radio, instrument bricolé, clavier fragile) vient apporter une dimension cocasse et décalée dans un set qui majoritairement fait place à l’émotion et à la sensibilité.

Un magnifique concert, donc, où nouveaux morceaux et anciens compositions (ah ce morceau de Ckokebore joué à la guitare acoustique) ont façonné un instant magique et envoûtant.

En première partie, on s’en voudrait de ne pas souligner l’excellente prestation de Everyone Is Guilty. Ces Liégeois ont invité au sommet de la citadelle des ambiances américaines particulière délicates entre contrebasse et guitare acoustique. Un beau moment aussi, dépaysant, beau et maîtrisé.