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Consigne sur les canettes: Carlo Di Antonio prêt à y renoncer sous certaines conditions

Consigne sur les canettes: Carlo Di Antonio prêt à y renoncer sous certaines conditions

- Belga (photo d’illustration)

Le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio est disposé à renoncer à l’instauration d’une consignation sur les canettes si les efforts annoncés lundi par le secteur des déchets ont porté leurs fruits en 2018, a-t-il affirmé mercredi en plénière du parlement wallon.

«Si on peut l’éviter, on l’évitera», a affirmé le ministre cdH, expliquant ce revirement par le succès de la stratégie qui a été la sienne et celle de ses homologues flamande et bruxelloise Joke Schauvliege (CD&V) et Céline Fremault (cdH) ces deux dernières années.

En préparant l’instauration d’une consigne sur les canettes, «on a mis la pression sur le secteur qui a enfin reconnu qu’il devait agir», a dit le ministre, deux jours après l’annonce par Fost Plus – l’ASBL qui se charge de l’obligation de reprise des déchets d’emballages ménagers – d’un investissement de 16 à 17 millions d’euros par le monde de l’entreprise dans un plan d’action contre les déchets sauvages conclu entre cette ASBL et les Régions (Wallonie et Flandre, Bruxelles devant rejoindre l’accord sous peu).

Toutefois, si les investissements annoncés par le secteur ne devaient pas déboucher sur une amélioration sur le terrain en 2018, les ministres régionaux se réservent la possibilité de mettre en œuvre la consignation sur les canettes, selon M. Di Antonio.

A ce titre, M. Di Antonio a encore rencontré dernièrement Mme Schauvliege pour préparer le dispositif.
Dans les rangs de l'opposition, le député Philippe Dodrimont (MR) a souligné combien le ministre était loin de ses "effets d'annonce" de début de législature. Mais pour Jean-Pierre Denis (PS), "l'épée de Damoclès" de la consigne sur les canettes reste une élément majeur de la politique contre les déchets. Savine Moucheron (cdH) a pour sa part jugé que la prévention ne suffisait pas et qu'on ne pourrait faire l'impasse d'une consigne.
Pour Carlo Di Antonio, l'idée est bien de "donner deux ans au secteur" pour engranger des résultats avec le concours des autorités publiques. "Cet argent nous allons l'utiliser correctement pour essayer d'atteindre les objectifs, et si nous n'y arrivons pas, nous avons un accord Flandre, Wallonie, Bruxelles pour faire une consignation des canettes avant la fin de la mandature".