Des bénévoles pour construire un voilier, dès septembre à Péronnes

Des bénévoles pour construire un voilier, dès septembre à Péronnes

Le bateau a été choisi tant en raison de la simplicité des manœuvreset réglages des voiles,que de la facilité de fabrication. ÉdA – 301077622620

André Robberechts, avecle soutien de partenaires et de bénévoles, se lance dans la fabrication d’un voilier dont les sorties en mer auront une finalité sociale.

Des années qu’il en parle, qu’il étudie le dossier, qu’il recherche des partenaires… Cette fois, ça y est. En septembre, le chantier de construction du voilier débutera. À la barre, le Tournaisien aujourd’hui domicilié à Thieulain, André Robberechts.

Ce chef d’entreprise à la pension (Photorob, spécialisée dans le développement de photos, c’était lui), navigateur confirmé, a décidé de consacrer de l’énergie et du temps au bénéfice de personnes qui se démènent dans des vents contraires.

Le projet avait failli se concrétiser voici deux ans avec le concours d’un service-club. «Mais il avait finalement été reporté à une date ultérieure parce que certains n’y croyaient pas plus que ça. J’ai finalement trouvé dans mon entourage familial et amical des personnes très enthousiastes à l’idée de pouvoir soutenir une telle démarche».

L’association Save your Souls (SYS) est donc née. Elle a pour objet d’organiser des excursions en mer du Nord et dans la Manche, ouvertes à des jeunes gens en difficulté passagère; ceux-ci auront l’occasion d’effectuer de simples sorties en mer mais aussi des croisières de plusieurs jours. De 40 à 60 jours de navigation par an seront proposés à un prix proche de la gratuité. «On leur offrira l’opportunité de faire une sortie assez unique, de découvrir la vie marine qu’ils ne connaissent sans doute pas, de goûter à un peu d’aventure, de faire l’apprentissage d’une certaine autonomie», insiste André Robberechts.

Des compétences techniques, et beaucoup de bras

Des bénévoles pour construire un voilier, dès septembre à Péronnes
André Robberechts est un passionné de navigation. EdA
Le capitaine de projet a pu constituer un budget garanti de 100 000€, via notamment des prêts sans conditions et sans délais de remboursement. «Mais je suis convaincu que quand le projet sera lancé, des possibilités de financement se présenteront». L’argent est comme souvent le nerf de la guerre. Mais c’est surtout de l’énergie de bénévoles et de partenaires dont se nourrira le projet. «Je lance un appel tous azimuts à ceux qui veulent s’impliquer très concrètement dans cette aventure. Ceux qui veulent participer à l’animation de l’ASBL sont les bienvenus, de même que des skippers bénévoles qui offriront quelques jours de leur temps pour les sorties en mer et des gens nécessaires à la construction du bateau».

Les compétences requises sont très variées: menuiserie, peinture, collage, électricité, mécanique, etc. «Une des raisons pour lesquelles il n’est pas prévu d’acheter un voilier d’occasion, c’est la volonté de marquer de manière forte l’aventure par cette étape de construction, en collaboration avec des associations et des écoles de la région, des organismes de formation et de réinsertion par l’apprentissage. Des jeunes gens qui navigueront en mer avec l’ASBL pourront dès lors s’impliquer dans la construction du bateau; des coaches les guideront à raison de deux longues après-midi par semaine. Le ponçage de la coque, une étape très longue, nécessitera en particulier beaucoup de bras».

La construction du voilier durera un an à peu près. Pour le courant de l’hiver 2017, en théorie, le bateau déjà inscrit à Dunkerke devrait être mis à l’eau pour rejoindre ensuite la mer.

 

 

Un bateau de 12 m aux chantiers Plaquet

 

Le voilier, un «Classic 39» de 12 mètres dessiné par David Reard, a été choisi pour ses qualités marines. C’est un bateau fun et rapide de catégorie A (la plus performante), un hauturier conçu pour affronter les tempêtes en haute mer. «Comme il est très fiable en plus d’être compétitif, il pourra même participer à l’occasion à des régates entre deux excursions. Il n’y a aucun gadget à l’intérieur, pas de luxe, mais le confort sera correct pour les dix personnes qu’il pourra accueillir », insiste André Robberechts. Mais c’est aussi et surtout un bateau relativement simple à fabriquer pour des non professionnels, et ce n’est pas la moindre de ses qualités, insiste le chef de chantier de 67 ans, ingénieur électromécanicien de formation. «À condition d’être extrêmement soigneux et rigoureux, d’être précis, de respecter le cahier des charges de l’architecte, c’est un chantier à la portée de volontaires motivés. Comme on peut s’en apercevoir sur des blogs spécialisés, d’autres initiatives du genre ont été menées avec succès ailleurs, il n’y a pas de raison qu’on ne le fasse pas dans notre région».

Des bénévoles pour construire un voilier, dès septembre à Péronnes
Le voilier a été dessiné par David Reard. EdA
Cet été, le chantier sera installé dans un grand hangar situé dans un endroit symbolique de la région: les chantiers Plaquet à Péronnes. «C’est une chance de pouvoir construire un bateau dans un chantier professionnel, je remercie le patron Paul Bertrand. Et d’autres entrepreneurs de Wallonie picarde m’ont déjà assuré leur soutien et c’est un grand encouragement».

Un plancher mettra les volontaires à hauteur du voilier pendant les travaux d’assemblage qui débuteront en septembre. Les panneaux de bois découpés dans une entreprise de la région selon les plans de l’architecte arriveront à l’atelier pour y être assemblés. Une résine époxy étanchéifiera toutes les boiseries, sur lesquelles sera appliquée une couche de verre. Bien entretenu, le bateau pourra durer 100 ans, assure André Robberechts.

Informations auprès d’André Robberechts, au 0475/37 21 97. www.saveyoursouls.social

Un bateau de 12 m, fun et rapide

Le voilier, un «Classic 39» de 12 mètres dessiné par David Reard, a été choisi pour ses qualités marines. C’est un bateau fun et rapide de catégorie A (la plus performante), un hauturier conçu pour affronter les tempêtes en haute mer.

« Il n’y a aucun gadget à l’intérieur, pas de luxe, mais le confort sera correct pour les dix personnes qu’il pourra accueillir », insiste André Robberechts. Mais c’est aussi et surtout un bateau relativement simple à fabriquer pour des non professionnels, et ce n’est pas la moindre de ses qualités, insiste le chef de chantier de 67 ans, ingénieur électromécanicien de formation. «À condition d’être extrêmement soigneux et rigoureux, d’être précis, de respecter le cahier des charges de l’architecte, c’est un chantier à la portée de volontaires motivés. Comme on peut s’en apercevoir sur des blogs spécialisés, d’autres initiatives du genre ont été menées avec succès ailleurs, il n’y a pas de raison qu’on ne le fasse pas dans notre région».

Cet été, le chantier sera installé dans un grand hangar situé dans un endroit symbolique de la région: les chantiers Plaquet à Péronnes. «C’est une chance de pouvoir construire un bateau dans un chantier professionnel.»

Les panneaux de bois découpés dans une entreprise de la région selon les plans de l’architecte arriveront à l’atelier pour y être assemblés. Une résine époxy étanchéifiera toutes les boiseries, sur lesquelles sera appliquée une couche de verre. Bien entretenu, le bateau pourra durer 100 ans, assure André Robberechts.