LIÈGE

4500 tonnes de béton et 745 tonnes d’acier : voici la nouvelle passerelle de Liège

«La Belle Liégeoise» a été inaugurée ce lundi matin. Voici en images et en chiffres tout ce qu’il faut savoir sur ce nouveau pont de Liège, réservé à la mobilité douce.

L’inauguration avait initialement été programmée pour novembre. C’est donc avec quelques mois de retard que la nouvelle passerelle liégeoise, qui relie le quartier des Guillemins et le parc de la Boverie en enjambant la Meuse, a été inaugurée ce lundi matin.

À l’instar de «la» Passerelle officiellement «Passerelle de la Régence», qui surplombe le fleuve depuis 1880 quelques centaines de mètres en aval, ce nouvel ouvrage d’art est réservé à la mobilité douce: on n’y croisera donc pas de véhicules motorisés.

Esthétiquement réussie et encore pimpante, cette passerelle s’appelle donc «La Belle Liégeoise», en hommage à la révolutionnaire ainsi surnommée, Anne-Josèphe Théroigne de Méricout.

Les travaux pour sa construction ont coûté quelque 7 millions d’euros, donc 60% en provenance de la Wallonie et 40% de fonds européens. Les études ont quant à elles coûté 1,5 million.

Bâtir un pont permet bien entendu de relier deux quartiers de la ville, à savoir celui des Guillemins, en pleine mutation, et celui du parc de la Boverie, où l’on inaugurera le nouveau musée Boverie mercredi. La Médiacité, le Longdoz, le quartier des Vennes, indirectement, sont de facto reliés aux Guillemins à l’aide de la passerelle.

En chiffres

Si son nom fait jaser à Liège, nombreux sont ceux qui reconnaissent la beauté et l’utilité de l’ouvrage, dont les quelques données chiffrées sont impressionnantes: 745 tonnes d’acier, 4500 tonnes de béton et de la peinture pour une surface de 3800 m2 ont été nécessaires. Elle surplombe la Meuse sur 163 mètres, mais sa longueur totale est de 294 mètres, pour une largeur de 5,5 mètres. Quelque 900 mètres de garde-corps y ont été installés.

Des centaines, voire des milliers de personnes devraient l’emprunter quotidiennement.

«S’intégrer au mieux dans un environnement complexe»

Vincent Servais, architecte du bureau d’étude Greish se dit fier d résultat. «Après cinq années de dessins et d’études, nous sommes heureux de dévoiler “ La belle Liégeoise”. Nous avons travaillé avec un paysagiste pour qu’elle puisse s’intégrer au mieux dans un environnement complexe. Entre le quai de Rome qui est urbain, et le parc de la Boverie, il fallait trouver une alternative qui s’adapte aux deux milieux», explique-t-il. «De plus, il fallait bien penser à sa position par rapport à l’esplanade des Guillemins. Il était important qu’elle soit visible de là.»