CYCLISME

Danilo Di Luca assume totalement s’être dopé: «Cela faisait partie du job»

Danilo Di Luca assume totalement s’être dopé: «Cela faisait partie du job»

- AFP

Dans un ouvrage à paraître le 26 avril, «Bestie di Vittoria» («Bêtes de victoires»), l’Italien Danilo Di Luca avoue ne rien regretter de ses pratiques de dopage qui lui ont valu quelques grands succès, mais pour lesquelles il a été suspendu à vie en 2013.

Vainqueur du Giro, de Liège-Bastogne-Liège, de l’Amstel Gold Race ou du Tour de Lombardie, Danilo Di Luca s’est forgé un beau palmarès, grâce au dopage. Mais l’Italien ne regrette rien, «cela faisait partie du job».

L’éditeur de l’ouvrage a dévoilé ce vendredi quelques passages de la confession de Danilo Di Luca, 40 ans, suspendu à vie en 2013 après avoir été contrôlé positif une seconde fois.

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Tout le monde est au courant dans le peloton

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«Si je n’avais pas eu recours au dopage, je n’aurais pas gagné. Le dopage améliore tes prestations de 5 à 7 pourcent, voire même de 10 à 12 pourcent si tu es en forme. Le dopage n’est pas une dépendance, mais cela te permet de prendre du pouvoir: un vainqueur gagne de l’argent, pour soi-même pour l’équipe, pour les sponsors.»

Le coureur transalpin avoue avoir commencé à se doper en 2001, après s’être fait dépasser par un amateur. «Testostérone, EPO, cortisone. Les médecins ne peuvent pas donner de prescription, alors tu vas toi-même chercher les produits, dans les salles de gyms ou sur internet. Tout le monde est au courant dans le peloton. Cela fait partie du job. Si tu es pris, c’est que tu t’es trompé dans le timing car tout le monde sait combien de temps tu dois compter pour ne pas être testé positif.»

Danilo Di Luca n’éprouve aucun regret. «Je ne regrette rien du tout. J’ai menti, j’ai fraudé, j’ai fait ce que je devais faire pour gagner. Mais mon système n’était pas du tout au point.»

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