Depuis vendredi et durant toute cette semaine, Leuze-en-Hainaut vit aux rythmes burkinabé à l’occasion des 50 ans du jumelage avec Ouagadougou.

Petite précision préalable: le mot "burkinabé" est invariable... Inutile de nous inonder de mails pour nous signaler l'une ou l'autre erreur à propos de son utilisation. Sur ce, si vous en voyez une autre ailleurs, n'hésitez pas...

 

«Vous avez l’heure et nous avons le temps», cette phrase, les hommes intègres - soit les habitants du Burkina Faso - se plaisent à la répéter lorsqu’ils croisent un blanc...

Ils ont démontré toute la véracité de cet adage en débutant avec près d’une heure de retard sur l’horaire prévu, les cérémonies liées au cinquantième anniversaire du jumelage «Leuze-Ouaga». Peu importe, cela fait partie des traditions auxquelles nos autorités locales se sont pliées avec d’autant plus de bonheur que la délégation burkinabé (ndlr: ce terme reste invariable....) se voulait particulièrement étoffée ce dernier week-end à Leuze-en-Hainaut.

«Le jumelage - triangulaire puisqu’il faut y associer la ville française de Loudun - est une organisation unique en son genre puisque les autres échanges établis entre des villes burkinabés et belges le sont dans le cadre de simples partenariats », a notamment précisé le bourgmestre le Leuze, Christian Brotcorne.

La notion de jumelage, telle qu’elle est défendue depuis le 26 juin 1966 entre l’ancienne cité bonnetière et la capitale du Burkina Faso, implique, au-delà des échanges de compétences, culturels ou autre, le tissage de véritables liens d’amitié.

On a pu le mesurer lors du lancement des activités anniversaires qui se poursuivent pendant toute la semaine.

Avec des moments festifs ou récréatifs comme la visite de la brasserie Dupont, par exemple, mais aussi des sessions de travail concernant notamment les projets défendus sur le terrain par le Comité de jumelage dont la construction d’un préau pour l’école Naba Waksé, la réalisation future d’une cantine scolaire ainsi que le suivi de la scolarité des enfants parrainés par les membres de l’association.

À ce propos, l’un de ces filleuls arrive aujourd’hui à l’étape du Master, mais nécessite un suivi médical particulier. Le comité de jumelage a pris la décision de l’assurer sur ses propres deniers. Enfin, grâce à ceux de donateurs (ou participant aux différentes manifestations du jumelage) qui constituent la principale source de revenus pour le comité présidé par Anny Doye.

Ces gestes sont particulièrement appréciés par les Burkinabé qui expriment leur merci à travers ces propos imagés: «chaque fois que vous entendrez le coq chanter, ce sera la voix de notre reconnaissance...»

+ D'autres infos dans l'Avenir/le Courrier de l'Escaut de ce mardi 19 avril 2016