TAINTIGNIES

Le Tournaisis d’avant: le Petit Rumes? Une histoire méconnue

Le Tournaisis d’avant: le Petit Rumes? Une histoire méconnue

Derrière le curé, la foule prie pour ses proches qui sont à la guerre. Archives iconographiques du Tournaisis

Le village s’étire le long d’une colonne vertébrale qui en dessert les voies et chemins conduisant aux hameaux ou aux bourgs voisins. De l’entrée à Florent, l’artère amène immanquablement à ce quartier du Petit Rumes au destin étonnant.

Sans doute était-il isolé du centre du village? Car le Petit Rumes était bien une entité avec sa vie, ses commerces, ses artisans et même sa briqueterie; au point que dans les années 1950 s’y créera une équipe de foot rivalisant avec l’Assa de la Place, les Dalhias.

Tout au long de son histoire et elle est très longue puisque des traces d’occupation romaine y furent découvertes, le Petit Rumes faisait bel et bien partie du village de Rumes; auquel il était relié par une seule rue, la Digue, siège de quelques fermes.

Taintignies grandissant, il devint évident pour nos décideurs d’y rattacher le Petit Rumes. Ce fut fait le 7 mai 1866, Rumes y perdait ce qu’y gagnait son voisin mais personne ne s’en plaignit.

Sur le plan des paroisses, ce n’est pas moins étonnant. Le hameau du Petit Rumes était en effet rattaché à la paroisse Saint-Piat de Wez. C’est par une lettre du 8 janvier 1950 envoyée au bourgmestre que le conseil de la Fabrique d’église donne son accord «à la proposition de Mgr l’évêque de détacher le hameau du Petit Rumes de Wez pour l’annexer à la succursale de Saint-Amand de Taintignies. Une chapelle y existe d’ailleurs toujours, elle eut ses heures de grandeur et de services mais ce temps-là n’est plus.

Le cliché joint nous montre combien la dévotion était grande durant la Grande Guerre; la procession est en bas de la rue des Bois, à l’orée du Petit Rumes. Des femmes surtout, les hommes sont à la guerre.