Un nouvel arbitre continental à Chaumont

À Lignano, Henri-Nicolas Renders a franchi une nouvelle étape dans sa carrière d’arbitre. ÉdA – Alan MARCHAL

Après deux ans de préparation, Henri-Nicolas Renders, du J.C. Chaumont-Gistoux, a obtenu son brevet d’arbitre continental.

«Une grande joie et un honneur!» Voilà les premiers mots qui viennent à l’esprit d’Henri-Nicolas Renders lorsqu’il évoque son nouveau brevet d’arbitre continental (EJU) décroché dimanche dernier, en Italie. C’est que le professeur du Judo Club Chaumont-Gistoux sait à quel point ce titre est parfois difficile à obtenir.

Arbitre national depuis 2012, le Brabançon se préparait depuis deux ans pour cet examen. «Pendant cette période, j’ai accumulé un maximum de pratique à l’étranger, se souvient Henri-Nicolas Renders. Je me suis rendu dans tous les pays limitrophes afin d’arbitrer des judokas que je ne connaissais pas et ainsi pouvoir me perfectionner. Et puis, c’était aussi une façon pour moi de nouer de nouveaux contacts et d’améliorer mon anglais, la langue officielle en compétition internationale. » Autant de sacrifices qui ont donc payé ce week-end, lors de l’European Cup U21 de Lignano.

Après être passé devant plusieurs jurés européens pour un examen oral, l’arbitre chaumontois a ensuite été jugé durant les deux jours que durait le tournoi. «Excepté peut-être le samedi en début de journée, je n’ai pas trop souffert du stress durant ce week-end. Je n’ai songé qu’à rester concentré sur les combats que je devais arbitrer. C’était nécessaire car le niveau des judokas était très élevé et il valait mieux ne pas commettre trop d’erreurs. Heureusement, je peux dire que tout s’est bien passé. »

Accompagné pour l’occasion par le président de la Fédération francophone belge de judo (FFBJ) – «Je suis content qu’il soit venu car c’est lui qui m’a mis sur les rails lors de mon arrivée, avant mon examen oral» -, Henri-Nicolas Renders fait désormais partie du cercle très fermé des arbitres continentaux. «C’était mon principal objectif lorsque j’ai commencé l’arbitrage en 2004, sourit-il. C’est une belle reconnaissance pour le travail que j’ai fourni.» Mais c’est aussi le début d’une nouvelle aventure…

« Je ne veux pas me reposer sur mes lauriers, assure le judoka chaumontois. Je veux continuer à progresser, arbitrer dans un maximum de tournois en Belgique et à l’étranger mais aussi transmettre aux plus jeunes l’expérience que j’ai déjà pu emmagasiner jusqu’ici.» De là à ambitionner une participation aux futurs grands championnats, il y a un pas qu’Henri-Nicolas Renders, premier arbitre francophone à obtenir son grade EJU depuis Georges Grava en 2008, ne veut pas encore franchir: «Je ne veux pas brûler les étapes non plus. Bien sûr que l’Euro ou les Mondiaux constituent un rêve, mais j’ai encore beaucoup de choses à accomplir d’ici là.» A commencer sans doute par profiter du moment présent et de sa réussite.