JUDICIAIRE

Cellule terroriste de Verviers : débats houleux en vue

Cellule terroriste de Verviers : débats houleux en vue

BELGA

Les avocats des différents prévenus au procès de la cellule terroriste de Verviers annoncent d’ores et déjà des débats agités.

Les avocats de Marouane El Bali contestent que leur client ait joué un rôle majeur ou qu’il ait tiré sur la police lors de son arrestation. D’autres conseils nient le rôle attribué par le parquet fédéral aux prévenus qu’ils défendent.

Marouane El Bali a été interpellé le 15 janvier 2015 à Verviers lors d’une intervention des unités spéciales de la police fédérale. Le parquet fédéral le poursuit en tant que dirigeant d’un groupe terroriste et pour tentative de meurtre sur des agents de police. Ce point est contesté par ses avocats.

«Notre client n’a jamais tiré ou tenu une arme, il se trouvait dans une autre pièce lors des coups de feu», déclare Me Sebastien Courtoy. «Quatre caméras dans la maison et les caméras go pro utilisées par les unités spéciales peuvent le prouver, mais le parquet fédéral refuse depuis des mois de joindre ces pièces au dossier. Pour nous c’est clair, c’est parce qu’elles discréditent les arguments du parquet.»

El Bali n’aurait pas non plus joué un rôle principal dans cette cellule terroriste. «Il était la petite main et n’était absolument pas au courant de l’un ou l’autre projet d’attentat», poursuit l’avocat.

Me Mehdi Abbes, avocat d’Omar Damache, réfute également les poursuites à l’encontre de son client. Ce dernier a été interpellé à Athènes et aurait fourni un hébergement au cerveau de la cellule terroriste, Abdelhamid Abaaoud. «Mon client a lui-même été victime de terrorisme en Algérie, pourquoi y aurait-il donc participé?», avance l’avocat.