SAUTE D'HUMEUR

Naufrage du Titanic : Jacqueline Galant doit-elle démissionner?

Naufrage du Titanic : Jacqueline Galant doit-elle démissionner?

Que va-t-on apprendre à présent ? Que Tchernobyl, c'est le cabinet Galant qui a foiré? BELGA

Quand on est enseveli à ce point sous une image de désordre et d'incompétence, ça doit pas être très marrant d'aller au boulot le matin.

 

Je ne sais pas vous, mais depuis ce matin, à tout moment, je m'attends à  voir tomber la nouvelle "démission de la ministre Galant".

Ce n'est pas que je la souhaite ou que je m'en réjouisse. Ce n'est rien de personnel. C'est juste que tout le monde guette la nouvelle, qui semble inéluctable.

Parmi  d'autres, le coprésident d'Ecolo a déclaré "je ne vois pas comment Madame Galant pourrait encore être ministre à la fin de la journée". Bon, ben, il reste encore quelques heures.

Il paraît qu'en Chine, les bookmakers misent des fortunes, les uns sur sa démission, les autres sur son maintien.

Je lis aussi dans un journal ce matin qu'elle est "sur la sellette". Mais "sur la sellette", ne l'était-elle déjà il y a trois mois, six mois, un an, deux ans? Elle doit être drôlement usée la sellette ! Va falloir la remplacer !

La ministre Galant, sans vouloir ni la plaindre ni l'excuser, personne ne voudrait être à sa place pour l'instant. Quand on est "dans la tourmente" à ce point, quand on incarne le niveau 5 de l'incompétence, ça doit pas être très marrant d'aller au boulot le matin, et d'affronter le regard des gens dans la rue ou l'ascenseur.

Je me demande même si avant ça elle a eu le courage d'allumer la radio ou de parcourir les journaux.

Rien que ce matin, elle aura appris du patron démissionnaire de sa propre administration, un dénommé Ledoux (tu parles !), que ses méthodes relevaient de la Gestapo, qu'elle ne comprenait pas les enjeux des dossiers et qu'en gros, tout dans son cabinet dysfonctionnait et qu'elle ferait mieux de s'en aller.

Huit heures du mat', la voilà déjà dans les cordes. Il y en a qui ont "burnouté" pour moins que ça.

Au tout début de son mandat, on s'en souvient, elle s'était emmêlée dans les chiffres d'économies de la SNCB, annonçant des montants contradictoires à quelques heures d'intervalle. On avait ironisé alors sur ses problèmes de calculette. On découvrait une nouvelle ministre venue de Jurbise, aux épaules de déménageurs, et dont le style "sans chichi" inspirait une certaine indulgence amusée. 

Mais ce n'était rien par rapport à tout ce qui est arrivé ensuite, de l'affaire Clifford-Chance (où elle s'était trompée "de bonne foi" avait plaidé Charles Michel) au RER wallon en rade. Chaque jour ou presque, sauf drames exceptionnels, l'actu nous a mis "du Galant" au menu. 

L'avantage d'avoir tant que de casseroles, c'est qu'on ne les distingue plus, ça devient une sorte de bruit de fond continu.

A présent, c'est la sécurité de l'aéroport de Zaventem qui aurait été négligée, malgré les avertissements de l'Europe. Et le divorce avec son administration qui est consommé. 

Que va-t-on apprendre dans les heures qui viennent ? Que le naufrage du Titanic, c'est son cabinet qui n'a pas entendu les messages de détresse ? Que Tchernobyl, c'est elle qui gérait la sécurité de la centrale?   

Tant qu'à multiplier les Commissions d'enquête parlementaires, il serait peut-être utile d'en faire une rien sur sa gestion ministérielle assez originale. Une autre afin de savoir pourquoi, autour d'elle, on persiste à la maintenir en place. 

Peut-être que dans le gouvernement "suédois", ils préfèrent la garder comme bouc émissaire et souffre-douleur. Peut-être qu'ils se disent : "gardons-là, à côté d'elle, on paraît presque compétents".

Peut-être qu'au MR (où on parle d'un "début de ras-le-bol", ah quand même !), personne n'a envie de gérer les bouchons, les trains en retard, les survols de Bruxelles et le RER qui ne sera jamais terminé.

Pas sûr qu'on la laissera démissionner finalement...Le "Galantgate", c'est pas terminé !