JEUX DE HASARD

Ardent groupe dénonce la taxation des casinos

Ardent groupe dénonce la taxation des casinos

ÉdA – Florent Marot

Le gouvernement a annoncé samedi l’introduction d’une nouvelle taxe sur les jeux de hasard. Déjà taxé à 40% sur ses recettes des casinos terrestres, le secteur devra en plus s’acquitter d’une TVA de 21%. Ardent groupe dénonce une concurrence déloyale de la loterie nationale.

Le gouvernement a annoncé samedi une taxation renforcée sur les jeux de hasard et les paris sportifs. «Des conséquences désastreuses s’annoncent pour l’ensemble du secteur “jeu” en Belgique, qui représente neuf exploitants de casinos, employant 4500 personnes dont 700 indépendants» rappelle le groupe Ardent. Son CEO, Emmanuel Mewissen appelle le gouvernement à la concertation avec le secteur pour envisager une taxation améliorée.

Marché noir et acteurs illégaux

Pour Ardent groupe, le marché belge du jeu en ligne s’est largement légalisé et professionnalisé ces dernières années, pour répondre au cadre législatif qui encadre les acteurs et les joueurs. «Alourdir la taxation du secteur compromet l’équilibre fragile entre restrictions et attractivité du marché belge pour les opérateurs légaux.» dit Ardent Group. «L’expérience d’autres États européens permet d’établir un lien direct entre niveau de taxation et marché noir. La taxation supplémentaire décidée par le gouvernement fédéral entraînera la prolifération de sites illégaux, échappant à tout impôt et à tout contrôle. Et la protection des joueurs se verrait totalement balayée par ces plateformes illégales.»

Un désastre pour l’emploi

les casinos font face depuis des années à un effondrement de leur fréquentation. Pour survivre, les opérateurs se sont diversifiés en se déployant dans le monde des paris sportifs et jeux en ligne. «Ardent groupe représente 500 emplois dont 130 sont exclusivement actifs dans le digital», rappelle Emmanuel Mewissen dans un communiqué de presse. Le communiqué ajoute qu’une taxe supplémentaire aura pour résultat de freiner net les acteurs dans le redéploiement numérique.»

La Loterie nationale, concurrence déloyale

La Loterie nationale échappe à la loi sur les jeux de hasard, Emmanuel Mewissen le rappelle régulièrement (à l’exception des paris sportifs via SCOOORE!) «Elle esquive l’obligation de consulter l’EPIS (excluded persons information system) avant de vendre ses produits de loterie, ou encore évite la limitation de perte horaire imposée au secteur. «La nouvelle taxe supplémentaire de 21% s’ajoutant à cette liste, confirme encore le développement d’un régime à deux vitesse», dit Ardent groupe.