VERVIERS - Tribunal correctionnel

40 mois requis contre Nadine, qui avait poignardé son mari à Noël

40 mois requis contre Nadine, qui avait poignardé son mari à Noël

C’est dans cet immeuble que le drame s’était produit. ÉdA AV

La nuit du réveillon, Nadine avait poignardé son mari, Yves, à plusieurs reprises, après une violente dispute.

Le parquet de Verviers a requis ce mardi, devant le tribunal correctionnel, une peine de 40 mois de prison, assortie d’un sursis probatoire, à l’encontre de Nadine Rose, une Verviétoise de 40 ans poursuivie pour tentative de meurtre sur son mari, Yves Pirenne (51 ans) le jour du réveillon de Noël, au mois de décembre 2015.

La prévenue avait poignardé son compagnon de sept coups de couteau après une énième dispute conjugale.

Auparavant, la soirée, très arrosée, avait déjà été émaillée de plusieurs disputes verbales.

La prévenue reprochait à son mari de se montrer trop sévère par rapport à son fils. La victime, pour sa part, s’était montrée virulente par rapport au repas, avant qu’un verre de champagne renversé par la quadragénaire ne mette réellement le feu aux poudres.

La victime a alors giflé sa compagne avant de quitter la pièce et se diriger vers le salon où se trouvait l’enfant de la prévenue, âgé de 4 ans. «J’ai eu peur que mon mari ne s’en prenne à lui, j’ai eu peur pour moi, j’ai pris un couteau et j’ai frappé mon mari», a-t-elle expliqué.

Elle a frappé une fois dans le dos avant d’asséner une multitude d’autres coups, sept au total.

«Disproportionné et démesuré»

Le parquet parle d’ailleurs d’acharnement de la part de la Verviétoise dans des zones létales, «et s’il n’y avait pas eu une intervention chirurgicale, la victime aurait pu mourir», a précisé la substitute du procureur du roi.

La victime s’est vue retirer une partie du poumon après un pneumothorax.

Souffrant du cœur, elle a également fait un choc hémorragique qui aurait pu lui être fatal.

Yves Pirenne était resté plus d’une semaine à l’hôpital.

Le parquet estime que la réaction de la prévenue était «disproportionnée et démesurée», écartant au passage l’excuse de provocation, la prévenue ayant indiqué à son compagnon qu’elle allait le tuer.

Le parquet a dès lors requis une peine de 40 mois mais ne s’oppose pas à une mesure de faveur sous la forme d’un sursis probatoire comprenant une formation à la gestion de la violence ainsi qu’un suivi psychologique ou psychiatrique.

Le jugement sera rendu le 26 avril.


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