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Panama Papers : David Cameron publie ses déclarations fiscales des six dernières années

Panama Papers  : David Cameron publie ses déclarations fiscales des six dernières années

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé dimanche la mise en place d’un «groupe de travail» pour enquêter sur les révélations des «Panama Papers» qui l’ont mis lui-même en difficulté sur le plan politique Reporters / Photoshot

David Cameron est devenu dimanche le premier chef du gouvernement britannique à publier sa déclaration d’impôts pour tenter de reprendre la main dans l’affaire des «Panama Papers» qu’il avoue avoir mal gérée.

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a reconnu qu’il avait bien détenu des parts dans la société offshore de son père à la suite des révélations contenues dans les Panama Papers, a publié dimanche ses déclarations fiscales des six derniers exercices.

Il veut ainsi se montrer «totalement ouvert et transparent» sur ses finances et prouver qu’il n’a rien fait d’illégal et toujours payé ses impôts. C’est la première fois que le chef du gouvernement britannique fournit de tels documents.

Ces documents, diffusés en ligne dimanche matin, indiquent que M. Cameron a payé un peu moins de 76.000 livres (94.000 euros) d’impôts sur quelque 200.000 livres (248.000 euros) de revenus en 2014-2015. Les montants sont similaires pour l’exercice 2013-2014.

M. Cameron a également reçu à deux reprises la somme de 100.000 livres de la part de sa mère en 2011, selon The Guardian, qui, en tant que membre de l’International Consortium of Investigative Journalists, a pu consulter les Panama Papers.

Ces dons sont sujets à polémique, étant donné qu’ils permettent d’éluder les droits de succession, qui atteindraient 80.000 livres dans ce cas-ci (99.000 euros). Selon le porte-parole de M. Cameron, ses parents ont légué quelques années auparavant une ancienne demeure à son frère, et la somme en question correspond à la part qui revenait au Premier ministre.

«Ca n’a pas été une grande semaine», a reconnu dès M. Cameron samedi lors d’un congrès du parti conservateur, ajoutant qu’il aurait «dû mieux gérer cette histoire».

Il a fallu quatre communiqués alambiqués de ses services avant qu’il ne décide finalement de reconnaître, jeudi soir, qu’il avait possédé des actions dans cette société offshore.

«J’ai appris la leçon»

«Je sais que j’aurais dû mieux gérer cette affaire, ne blâmez pas mes conseillers, la faute m’en revient, j’ai appris la leçon», a-t-il souligné.

Au même moment, plusieurs centaines de personnes réclamaient sa tête devant Downing Street, vêtus de chapeaux Panama pour certains et de chemises hawaïennes pour les plus téméraires.

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