GRÈVE DES ROUTIERS

Blocages routiers: comment la police s'y prend pour lever les barrages ?

Blocages routiers: comment la police s'y prend pour lever les barrages ?

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La levée des barrages routiers a commencé à Habay-la-Neuve. Ensuite ce sera le tour de Froyennes, Spontin.

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«On ne sait pas intervenir partout en même temps», explique Michael Jonniaux, le directeur de la police de la route. Priorité a donc été donnée d’intervenir, dès 16 h, sur deux barrages autoroutiers: celui de Habaye sur le E411, en province de Luxembourg, et celui de Froyennes sur la E42, en Wallonie picarde. «Ce sont des barrages relativement hermétiques, avec de longues files. Les gouverneurs nous avaient signalé que les services de secours rencontraient de plus en plus de difficultés pour se déplacer. Sans parler de la pénurie de carburant qui commençait à poser des problèmes.» Y compris à la police.

Dans un deuxième temps, doit suivre la levée du barrage de Spontin, toujours sur la E411, des barrages aux sites stratégiques comme le dépôt de carburant de Feluy, et de ceux qui barrent les routes nationales.

Menace de retrait de permis

«Nous donnons d’abord l’injonction aux routiers de lever les barrages et de quitter immédiatement les lieux», explique le commissaire en chef. «On leur laisse quand même un peu de temps. S’ils ne respectent pas cette injonction, alors on rédige un procès-verbal pour refus d’obtempérer à un agent qualifié. Sur base de cela, et sur injonction du parquet, on peut procéder à un retrait du permis de conduire de 15 jours.» Michel Jonniaux précise que «ce serait la première fois en Belgique». La menace n’est pas à prendre à la légère pour un chauffeur routier!

«Éventuellement», et de manière administrative cette fois, la police peut procéder au dépannage du camion qui entrave la chaussée. Et cela «aux frais du conducteur». Pour ce faire, la police fait appel à son réseau de dépanneurs privés, mais il semble que certains ont exprimé leur réticence à intervenir. «Dans ce cas, nous avons toujours la possibilité de requérir des dépanneurs de la Défense nationale», ajoute M. Jonniaux. Qui dit avoir l’impression que, sur le terrain, il ne faudra pas en venir à ces extrémités.

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