Les carnets de Jean Schmitz : M. Rops, de Mettet, se plaint (28 & 29 avril)

Revivez la guerre 14-18 et la vie des Namurois durant l'occupation allemande à travers les yeux du chanoine Jean Schmitz et de ses carnets débutés le 23 août 1914.

Jean Schmitz raconte

C’est à partir de ce 23 août 1914 tragique, date de l’entrée des Allemands à Namur et à Dinant, que commence le carnet du du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen.

Ce document inédit, qui relatera jour après jour la vie quotidienne des Namurois durant toute l’occupation, sera désormais notre fil conducteur principal pour cette série de longue haleine.

Quant aux journaux namurois, La Province de Namur disparaît, ses bureaux étant incendiés ; L’Ami de l’Ordre subsistera, mais sous contrôle allemand.

Vendredi 28 et samedi 29 avril 1916

Voir sur l’Ami de l’Ordre, n°98, la Note aux Etats-Unis (très grave)

N°97, la condamnation de Lambrechts, à Liège, et son exécution,

N°96 et 90, de longues listes de condamnés à mort,

N°92, sur la réponse du Cardinal Mercier à Von Bissing

N°90, sur l’éclairage des rues à Namur.

N°95, sur les racines des fougères à employer, comme nourriture pour les nourrains et les truies.

Vu M. Rops, de Mettet ; il se plaint gravement de ceci. Tous les samedis et tous les dimanches, c’est une avalanche de gens de la Basse-Sambre, mendiant ou cherchant à acheter des pommes de terre, dont ils sont dépourvus. Ils ont souvent l’air menaçant. « Vous avez de la chance, ont-ils dit à la cuisinière de M. Rops, que les Allemands sont là… »