Taxe kilométrique : Maxime Prevot contre l’exemption de la redevance des routes dites « nationales »

Taxe kilométrique :  Maxime Prevot contre l’exemption de la redevance des routes  dites « nationales »

Maxime Prevot s’oppose à l’idée d’exempter les routes dites nationales de la redevance. BELGA

Maxime Prevot est opposé à l’idée de retirer du réseau soumis au péage de la redevance kilométrique les routes dites «nationales». Une proposition des petits transporteurs.

+ LIRE AUSSI| Le point sur les barrages filtrants (Carte)

Le ministre wallon des Travaux publics, Maxime Prevot, a rejeté lundi l’exigence des camionneurs d’exempter les routes nationales du régime de redevance kilométrique en vigueur pour les poids lourds depuis ce 1er avril.

Dans un communiqué diffusé lundi soir, M. Prevot dit s’y opposer «catégoriquement» et avance deux raisons.

«D’une part, elle aurait un impact budgétaire négatif pour le financement des travaux de réfection des autoroutes et routes régionales, et d’autre d’autre part et surtout, elle augmenterait inévitablement la charge de trafic sur ces axes, traversant généralement nos communes et villages», fait valoir le ministre centriste.

«Ceux-ci seraient alors utilisés davantage encore comme voiries de transit pour éviter le paiement de la redevance, au détriment tant de la qualité de vie pour les riverains (pollution, bruit...)et de la sécurité (risque accru d’accidents) que de la qualité du revêtement de la route (qui serait impacté par le passage des poids-lourds)», ajoute-t-il.

M. Prevot reconnaît toutefois qu’un nombre «limité mais significatif» d’appareils électroniques, (appelés OBU) distribués aux camionneurs connaissent actuellement «quelques dysfonctionnements».

«Les distributeurs d’OBU ne fonctionnent pas tous non plus adéquatement», ajoute encore le ministre qui indique avoir adressé ce lundi un courrier à l’organisme tri-régional Viapass pour le «sommer de prendre toutes les dispositions utiles, y compris celles de sanctions financières contractuelles» à l’égard de son prestataire Satellic pour que la situation soit normalisée «endéans les tous prochains jours voire heures», ponctue le communiqué.

 

Le Ministre rappelle dans son communiqué, afin que les informations soient les plus complètes possibles, que:

-la mise en œuvre de ce péage a été décidée en 2011, soit il y a 5 ans déjà… ce n’est donc pas une surprise;

-les tarifs ont été fixés et communiqués dès l’an dernier et se sont calqués pour l’essentiel sur la Flandre pour éviter tout désavantage à nos transporteurs;

- la redevance est fiscalement déductible à l’impôt des sociétés et ne représente donc pas un coût net pour les transporteurs,

- le Gouvernement wallon a débloqué en sus 23 millions€ pour développer des mesures compensatoires au bénéfice des secteurs wallons concernés et ces mesures ont été concertées en 2015 déjà avec des organisations représentatives des transporteurs et le Ministre wallon en charge de la Fiscalité Christophe Lacroix;

- 88% des poids-lourds circulant sur les autoroutes et routes nationales de Wallonie ne sont pas immatriculés en Wallonie. Ce sont donc très largement les transporteurs étrangers ou assimilés qui contribueront au paiement de cette redevance;

- il est demandé depuis des mois aux transporteurs de ne pas attendre la dernière minute pour se procurer un OBU afin d’éviter que ce soit l’embouteillage des demandes générant une impossibilité de répondre à toutes les sollicitations en même temps. Le message n’a visiblement pas été entendu par tous, et a priori par ceux qui avaient, à tort, fait le pari d’un report de la mise en œuvre du dispositif.

 

+ LIRE AUSSI | Barrage routier à Spontin : « Bientôt, on devra payer pour travailler » (Vidéo)


Nos dernières videos