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Gabriel: «Dans Koh-Lanta, je préfère la nourriture à un appel de mes proches»

Gabriel: «Dans Koh-Lanta, je préfère la nourriture à un appel de mes proches»

Gabriel n’a toujours pas perdu une seule épreuve d’immunité dans «Koh-Lanta». © PHILIPPE LE ROUX / ALP / TF1

Même s’il a pris quelques coups au moral, Gabriel, le candidat belge de Koh-Lanta, reste toujours dans la course: «Je suis serein à l’approche de la réunification.»

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Encore invaincu dans les épreuves d’immunité, Gabriel fait partie des quatre aventuriers de la saison 15 à ne pas avoir connu un seul conseil. De quoi aborder la suite du parcours avec sérénité, même s’il a connu une petite baisse de régime dans le dernier épisode, diffusé vendredi sur TF1.

Gabriel, les mauvaises conditions climatiques ont corsé encore un peu plus votre aventure depuis quelques jours?

Oui, c’est le moins que l’on puisse dire. Il n’arrêtait pas de pleuvoir sur notre île et il n’y avait rien d’autre à faire que d’attendre que ça passe. L’air de rien, c’était épuisant de rester à l’abri dans notre grotte: on avait tous le moral dans les chaussettes.

Est-ce que c’est pour cette raison que vous êtes passé à côté de l’épreuve de confort?

Peut-être un peu, oui, mais pas uniquement. Je pense que c’était surtout une épreuve qui n’était pas faite pour moi. Quand j’ai vu le principe du jeu (rester pendu à une corde, NDLR), je me suis tout de suite dit que ça allait être compliqué. Dès le début, la corde me piquait: j’avais mal à hauteur du bras et du coude. La douleur ne me lâchait pas, même quand j’essayais de ne pas y penser. Et puis, ça s’est propagé aux jambes. Là, j’ai senti que j’étais mal barré. J’étais vraiment ennuyé parce que je ne savais pas quoi faire pour réussir à tenir à la corde sans que ça ne me gêne physiquement.

Finalement, vous avez préféré abandonner...

Je n’avais pas envie de laisser tomber mon équipe mais ça ne servait à rien de forcer inutilement: je ne voulais pas me blesser non plus. Comment, en étant blessé, aurais-je pu défendre ma place au sein des jaunes si on avait perdu l’épreuve d’immunité?

À ce moment de Koh-Lanta, cet «échec» est-il le moment le plus décevant de votre aventure?

On peut le dire, oui. Mentalement, j’ai très mal vécu cette épreuve. Heureusement, j’ai vite repris le dessus en me disant que c’était seulement la première fois que je ne parvenais pas à rivaliser avec les autres. Ne pas être au top sur une épreuve, ce n’est pas si dramatique que ça après tout.

Est-ce que ça veut dire que vous n’êtes pas trop déçu d’avoir loupé l’appel à un proche?

Sur le coup, on voulait tous avoir des nouvelles de nos familles et nos amis. Mais, avec le recul, je me dis que ce n’est pas plus mal d’avoir évité de parler à nos proches. Quand je vois la réaction des vainqueurs, ils sont tous en larmes. Je ne crois pas que ça les a aidés par la suite de passer ce coup. Au contraire, j’ai même l’impression que ressasser ce moment passé avec leurs proches a un peu plombé leur moral. Sincèrement, si on avait remporté cette épreuve et qu’on m’avait donné l’opportunité de choisir entre l’appel d’un ami ou de la nourriture, j’aurais choisi la deuxième option. Après tout, on ne reste que 40 jours maximum sur l’île: on peut attendre un peu avant d’avoir des infos en provenance de nos familles. La nourriture, par contre, on en a toujours besoin.

 

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Perdre l’épreuve de confort et rater l’appel de nos proches a nourri notre rage de vaincre.

»

 

À l’inverse, l’épreuve d’immunité vous a une nouvelle fois réussi. Ça doit vous faire plaisir de savoir que vous êtes un des quatre derniers aventuriers à ne pas avoir encore connu le conseil?

À partir du moment où le plus important dans Koh-Lanta est d’éviter l’élimination, et donc le conseil, je ne peux forcément être qu’heureux. Après, je sais aussi qu’il faudra bien y passer à un moment où à un autre...

Les jours passent et vous approchez de la réunification: comment abordez-vous cette nouvelle étape de l’aventure?

Je suis assez serein pour l’instant, car je suis dans une très bonne équipe.

Contrairement aux rouges, on perd peu d’épreuves et on s’entend vraiment bien entre nous. Chez les jaunes, il n’y avait presque pas de polémique. Quand je vois comment ça se passe chez les rouges, avec toutes les tensions qu’on ressent chez eux, je me dis que je suis bien tombé. J’aurais sans doute moins bien vécu mon aventure si j’avais été dans l’équipe adverse.

 

«

C’est toujours sympa d’entendre les gens qui me croisent et me disent que je donne une bonne image de la Belgique à l’écran.

»

 

Sans oublier qu’on est plus de jaunes que de rouges à l’heure actuelle. Bref, on a le moral gonflé à bloc. La seule chose à laquelle on devra faire attention, c’est de ne pas se laisser manipuler par les rouges lors de la réunification.

C’est la seule chose que vous craignez lors de ces retrouvailles?

Oui, car si tout le monde respecte ces couleurs, les jaunes devraient s’en sortir et se retrouver entre eux. Pour ma part, en tout cas, je ne me vois pas retourner ma veste sous prétexte que je suis un ancien rouge. Mais bon, c’est vrai que c’est toujours plus facile à dire quand on se trouve dans l’équipe la plus forte.

Et le départ d’Amir dans tout ça, qu’est-ce que ça vous inspire?

Je m’entends bien avec lui. Je me souviens notamment de la fois où on a fait le feu ensemble alors qu’on était tous les deux dans l’équipe des rouges. Après, chaque équipe fait ses choix.

 

«Ma deuxième aventure commence dans la rue»

Suivi par des millions de téléspectateurs tous les vendredis soirs sur TF1, il devient difficile pour Gabriel de passer inaperçu lorsqu’il se promène dans la rue.

«Au début, je sentais les regards se poser sur moi, mais maintenant les gens viennent directement me voir, explique le candidat belge. C’est un peu inattendu pour moi.»

Forcément interrogé sur son parcours, Gabriel reste muet comme une tombe: «Je ne dirai jamais jusqu’où j’ai été dans l’aventure.» Par contre, il est une autre question à laquelle il répond volontiers. «On me demande souvent si «Koh-Lanta» ressemble vraiment à ce qu’on voit à la télé. Et ma réponse est toujours la même: «Oui!» C’est même bien pire parfois. Rien ne nous est épargné sur place. Pour ceux qui sont conscients que ce n’est pas un club de vacances, c’est une aventure à faire absolument.»