Taxe kilométrique : sur les autoroutes uniquement ?

Taxe kilométrique : sur les autoroutes uniquement ?

La Febetra (Fédération belge des transporteurs) et TLV (Transport en Logistiek Vlaanderen) ne soutiennent pas les nouveaux blocages de routes initiés ce lundi matin. -

Reçus au cabinet de du ministre wallon du Budget, les «petits transporteurs» ont fait de nouvelles propositions et promis qu’ils tenteraient de calmer leurs collègues routiers.

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Le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix rencontrait lundi matin quelques représentants de petites sociétés de transport, qui ne se retrouvent pas dans les décisions prises concernant la taxe au kilomètre en concertation avec les fédérations de transport.

Les camionneurs, qui bloquent à nouveau depuis dimanche soir plusieurs tronçons routiers en Wallonie, avaient pour principale revendication la prise en compte des petites entreprises familiales dans le calcul de la taxe.

Des nouvelles propositions des chauffeurs

Ils sont venus avec deux demandes nouvelles, selon le cabinet Lacroix. Ils souhaitent d’abord le report d’un mois de la facturation de la taxe, ce qui sera difficilement faisable. «Mais nous avons dit aux inspecteurs de faire preuve de souplesse dans les contrôles et de pédagogie au début», souligne la porte-parole de Christophe Lacroix.

En contradiction avec certains bourgmestres

Ils demandent aussi que les routes nationales soient retirées du réseau soumis à péage, fort prisées par les petits transporteurs nationaux. Quant aux autoroutes, elles resteraient payantes, en particulier pour les camionneurs internationaux.

Pour le ministre wallon du Budget, c’est une idée qui demande réflexion, mais surtout des calculs, afin de voir si tout cela est réalisable. «Le problème, c’est que certaines communes sont également favorables à la taxe de roulage, car les camions passent sur leur territoire en entrainant des nuisances», a rappelé Christophe Lacroix.

Par ailleurs exempter certaines routes nationales de péage aurait aussi un impact budgétaire.

Un représentant des petits transporteurs

L’évaluation de ces mesures sera faite le 14 avril lors du prochain comité d’accompagnement, auquel le ministre a proposé aux petits transporteurs de désigner un représentant.

Par ailleurs, les inspecteurs wallons se rendront lundi dans tous les points de distribution des boîtiers à installer dans les camions pour vérifier qu’ils sont correctement approvisionnés et qu’ils proposent tous les moyens de paiement. En cas de manquements constatés, la Wallonie pourrait réclamer des astreintes.

Le ministre a également lancé un appel au calme envers les transporteurs routiers, après que des chauffeurs ont installé un blocage à Feluy, où se trouvent les réserves de carburant pour l’aéroport de Charleroi.

Les quatre délégués ont promis de faire passer le message et de tenter de calmer leurs collègues. «Bien que nous ne pouvons pas promettre que tout le monde accepte», a prévenu un transporteur.

Du côté de BSCA, on indiquait lundi que la situation des réserves de kérosène de l’aéroport wallon est «sous contrôle».

«On leur a fait confiance mais ils nous ont oubliés»

«Nous ne sommes pas contre le fait de payer une taxe - nous le faisons dans les autres pays -, mais cette taxe doit être juste et équitable», a déclaré l’un des quatre représentants des petits transporteurs routiers reçus lundi matin

Les petits transporteurs ne visent pas du doigt les fédérations de transport, à savoir l’UPTR et la Febetra: «On leur a fait confiance mais ils nous ont oubliés. On ne leur en veut pas mais il faut que nous, les petites entreprises, puissions nous y retrouver aussi», a expliqué un transporteur. «Ce ne sont pas les taxes qu’il faut augmenter, mais plutôt diminuer les coûts», a souligné un autre camionneur.

Pour les quatre délégués, si le mouvement prend autant d’ampleur aujourd’hui, «c’est parce que nous avons mordu sur notre chique pendant de longues années, sans se plaindre», a précisé l’un d’eux.

Les chauffeurs se sont sentis écoutés lors de la rencontre. Ils ont pu évoquer leur situation économique en tant que petites entreprises.

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