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VIDEO | Reconstruction néolithique sur l'archéosite d'Aubechies

Détruite par un incendie en novembre dernier, une maison du néolithique ancien est en cours de reconstruction sur l’archéosite d’Aubechies. Il s'agit d'un habitat représentatif de ceux occupés par nos ancêtres entre 4500 et 5000 ans avant Jésus-Christ.

Le matin du jeudi 26 novembre, peu avant l’ouverture du site aux écoliers venus participer à des ateliers, la maison du néolithique ancien implantée à l’entrée de l’archéosite d’Aubechies partait en fumée. L’incendie, d’origine accidentelle, n’a guère épargné cette maison faite de bois, de paille et de torchis, représentative d’un habitat groupé datant de 4500 à 5000 ans avant Jésus-Christ.

Cette imposante bâtisse avait été reconstituée sur base des fouilles opérées jadis par le fondateur de l’Archéosite, le regretté Léonce Demarez, en collaboration avec Claude Constantin, du CNRS de Paris, au lieu-dit « Bonne fortune », à Irchonwelz.
Il aura fallu attendre que les assurances terminent leur travail avant d’envisager la reconstruction. Le chantier a débuté il y a quelques jours à l’emplacement même où se trouvait la maison qui a brûlé. Les poteaux sont d’ailleurs replacés dans les mêmes trous creusés pour ceux qui ont été détruits lors de l’incendie.
D’aucuns s’en étonneront peut-être, mais des moyens techniques modernes - comme un Manitou, par exemple - ont été mis à la disposition de l’archéosite, notamment pour planter les pieux en chêne qui pèsent plusieurs centaines de kg chacun.
« Ce type d’habitat était occupé par un clan, explique Claudy Demarez, directeur de l’Archéosite.

En ce qui nous concerne, notre « clan » (NDLR : l’équipe de l’archéosite) est relativement réduit et nous ne pouvons pas nous permettre de faire appel à des bénévoles pour les travaux les plus lourds qui sont aussi les plus dangereux. Mais, mis à part l’implantation des 9 poteaux centraux et des latéraux pour laquelle un Manitou est mis en action, les différents travaux sont effectués à l’ancienne, comme la réalisation de la charpente en frêne, la mise en place du torchis sur les clayonnages pour les murs et la réalisation des murs intérieurs... »
La dernière phase du chantier, qui va se poursuivre pendant toute la saison, consistera à placer les roseaux sur la toiture.

Elle devrait, en principe, être réalisée vers août /septembre.
Si le ciel ne leur tombe pas sur la tête...

+ D'autres infos et photos dans les pages de l'Avenir/Le Courrier de l'Escaut de ce lundi 4 avril 2016.