Farid Bamouhammad qui vient de se rendre sans heurts après s'être retranché pendant quelques heures dans une maison de Mons-lez-Liège, dans la commune de Flémalle, en raison d'un différend familial, traîne derrière lui un lourd passé judiciaire.

En 1987, Farid Bamouhammad, un Français d'origine algérienne, est condamné à six ans de prison pour enlèvement. En 1994, il abat un homme parce que son amie lui avait dit que celui-ci l'avait violée. Il avait essayé de tuer un autre homme, pour les mêmes raisons, un mois avant.

En 1997, il est condamné par la cour d'assises de Bruxelles à 13 ans de prison pour meurtre et tentative de meurtre. Durant le procès, les psychiatres l'avaient décrit comme étant un individu violent et impulsif "qu'il vaut mieux ne pas avoir comme ennemi." Deux ans plus tard, il est libéré en attendant son extradition vers la France.

En janvier 2000, il prend sa belle-famille en otage au Quick de Drogenbos. Il sera condamné à cinq ans de prison en 2002 pour ces faits.

En mars 2007, il est condamné à dix ans de prison pour tentative de meurtre sur un agent de police et pour l'enlèvement de sa belle-mère et de sa belle-soeur. En août 2005, il avait retenu prisonnières les deux femmes pendant 33 heures dans un café près de la Grand-Place de Bruxelles, lors d'un congé pénitentiaire. Il avait également retenu sa fille et un autre enfant pendant un court laps de temps. Il a commis ces faits parce qu'il avait peur de ne plus pouvoir voir sa fille.

Il a été emprisonné, entre autres, à Forest, Andenne, Tournai, Bruges et Lantin. Durant ses séjours en prison, il a souvent eu des problème avec les gardiens et son arrivée provoquait des troubles sociaux.

En septembre 2014, Farid Bamouhammad aurait demandé à être euthanasié. Il a ensuite entamé une grève de la faim au début du mois d'octobre suivant après un incident à la prison de Marche-en Famenne. Sa santé s'en est alors trouvée fort altérée. Il a été libéré pour raison médicale en décembre 2014.