BRUXELLES

150 plaintes pour maltraitance d’animaux à Bruxelles en 2015

150 plaintes pour maltraitance d’animaux à Bruxelles en 2015

Illustration AFP

La multiplication des plaintes déposées n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, explique la secrétaire d’État en charge du Bien-être animal.

Quelque 150 plaintes, dont 106 jugées recevables ont été introduites l’an dernier pour des cas de maltraitance ou de négligence à l’égard des animaux, a indiqué mercredi, la secrétaire d’Etat bruxelloise en charge du Bien-être animal, Bianca Debaets. En 2014, 29 plaintes avaient été enregistrées pour la Région bruxelloise, alors que la compétence était encore fédérale.

Dressant le bilan de la première année de fonctionnement du formulaire bruxellois de plainte en ligne relatif à des cas de maltraitance ou de négligence animale, Mme Debaets a précisé que les 44 autres dossiers ont été classés hors compétence car soit ils concernaient une autre Région, soit ils ne relevaient pas de la compétence Bien-être animal.

Selon la secrétaire d’Etat, la forte augmentation du nombre de plaintes ne signifie pas automatiquement qu’il y a eu beaucoup plus de dossiers problématiques liés au bien-être animal mais plutôt que les citoyens trouvent plus facilement le chemin à suivre pour introduire une plainte.

Parmi les dossiers ouverts après une plainte recevable, 60 concernaient des chiens, 19 des chats, 7 des chevaux, 20 d’autres types d’animaux (oiseaux, poissons...). Il s’agit de cas de maltraitance, de manque de soins ou encore de mauvaises conditions de détention.

Au total, 53 dossiers ont été clôturés en 2015.

Les inspecteurs de Bruxelles Environnement n’ont enregistré aucune saisie d’animal en 2015.

Le service Bien-être animal de Bruxelles-Environnement compte au total 7 personnes dont 4 inspecteurs-vétérinaires. Selon Bianca Debaets, cette équipe sera renforcée cette année. En plus des inspections effectués dans le cadre des plaintes reçues, les inspecteurs contrôlent également régulièrement les commerces, refuges, pensions et éleveurs agréés en Région bruxelloise.

Selon la secrétaire d’Etat en charge du Bien-être animal, la Région bruxelloise privilégie l’option de la médiation et la recherche d’une solution à l’amiable. Néanmoins, les sanctions sont prévues pour les propriétaires en infraction en matière de bien-être animal. En matière pénale, les incriminations en matière de bien-être animal se trouvent dans la loi relative au bien-être animal. Les infractions sont punissables de la peine prévue à l’article 31 § 1er du Code de l’inspection, à savoir une peine d’emprisonnement de huit jours à deux ans et d’une amende de 50 à 100 000 euros, ou d’une de ces peines seulement.

Il existe aussi des sanctions administratives alternatives: en vertu de l’article 45 du Code de l’inspection, le montant de l’amende administrative alternative est de 50 à 62.500 euros.