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Crash de Germanwings : rapport final ce dimanche

Crash de Germanwings : rapport final ce dimanche

- AFP

Les enquêteurs français du secteur aérien publient dimanche leur rapport final, assorti de recommandations, sur le crash de Germanwings volontairement provoqué par le copilote, qui avait fait 150 morts il y a un an, une catastrophe soulevant des questions de sécurité inédites.

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) devrait notamment se prononcer sur le système de verrouillage des portes des cabines de pilotage et sur les procédures d’accès et de sortie du poste de pilotage.

L’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a déjà, à titre provisoire, recommandé la présence permanente de deux personnes dans la cabine de pilotage tout au long du vol.

Mais cette mesure, très largement appliquée par les compagnies européennes, à titre volontaire, depuis le crash, ne fait pas l’unanimité. Le syndicat allemand des pilotes a ainsi estimé qu’elle comportait des «risques» qui «pèsent plus lourds que les gains de sécurité présumés».

Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, le copilote du vol Barcelone-Düsseldorf de Germanwings, filiale low cost de la compagnie allemande Lufthansa, avait profité de l’absence provisoire du pilote au sein de la cabine de pilotage pour engager la descente de l’Airbus, qui transportait 144 passagers et les six membres de l’équipage.

Dix minutes plus tard, l’appareil s’écrasait dans les Alpes françaises.

Dans son rapport préliminaire rendu public dès mai 2015 après l’exploitation des boîtes noires de l’appareil, le BEA avait confirmé qu’Andreas Lubitz avait «intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l’avion jusqu’à la collision avec le relief».

Pour les enquêteurs, cette catastrophe aérienne est une première.

Le dossier médical d’Andreas Lubitz a fait apparaître qu’il souffrait de dépression, mais les «restrictions spéciales» qui lui étaient imposées ne lui interdisaient pas de piloter un avion de ligne.

L’enquête du BEA a cherché à comprendre «les défaillances systémiques qui ont pu conduire à cet accident» et «l’équilibre existant entre le secret médical et la sécurité des vols», indiquait en mai Rémi Jouty, le directeur du BEA.

L’objectif du rapport est aussi d’«expliquer comment et pourquoi des pilotes peuvent se retrouver dans un poste de pilotage avec l’intention d’entraîner la perte de l’aéronef avec ses occupants», avait-il ajouté.