ARLON

Carnaval à Arlon : Samuel 1er salué par Xavier Bettel

Un carnaval arlonais très international. 20 000 personnes dont le premier ministre luxembourgeois. Bettel, fan du lancer de confettis.

Un froid à ne pas mettre un carnavalier dehors. Malgré le vent piquant, une ferveur d’une rare chaleur pour le carnaval d’Arlon. Hyper sympa. Comme si le fêtard était en manque. Le fan de réjouissances de la mi-carême n’avait pas été gâté avec l’hiver pluvieux. La 38e édition aura drainé une grosse foule. Les familles et les guindailleurs ont «a-do-ré» ce week-end arlonais. On évoque le chiffre de 20 000 personnes.

Aux dires des visiteurs, on a déjà connu une édition plus esthétique en matière de chars. La palme revient au Patro de Stockem qui a fait fort en faisant déplacer une navette spatiale de Florenville. Aussi une prestation labellisée des Pointus. Habitués des manifestations, les jeunes agriculteurs ont mis une ambiance pas possible. Le club des jeunes de Hondelange fêtait à la manière munichoise. Des macrales nordistes toujours aussi interactives.

Le cortège de 55 groupes aura néanmoins été haut en couleurs avec des musiques bigarrées qui présentaient un nombre important de participants. Les amis suisses font toujours le buzz. Moment hors du temps, ce français qui promène ses oies.

Le premier ministre

Le nouveau parcours aura permis aux spectateurs de couper au court et de revoir à plusieurs reprises le défilé. La Grand-rue n’étant pas accessible, ceci n’aura pas été sans mal car cela bouchonnait allégrement à la place Didier. La rue de la Caserne soufflée par les courants d’air a été délaissée par les spectateurs. «Là-bas, c’est un peu plus faible, mais il y a vraiment beaucoup de monde» dit Henry Manigart. Dans la rue des Faubourgs, on retrouve un hôte international en train de ramasser des confettis. C’est le premier ministre luxembourgeois. Xavier Bettel lance des «Moien-Bonjours». À chaque fois, il tire ses gants pour serrer «les pinces».

Sur le coup de 16 h, Vincent Magnus, le bourgmestre parle d’un week-end calme et formidable, très peu d’arrestations administratives. Il faut dire que les réunions s’étaient succédé comme jamais et les caméras ont sans doute permis à la police d’être aussi réactive! Et avec le froid, on consomme moins de bières.

Les gilles de La Louvière clôturent le cortège avec les pinçons: «La prochaine fois, on le fera en juillet!»