Jasper Stuyven a dû « puiser au fond de lui-même »

Jasper Stuyven a dû « puiser au fond de lui-même »

Au moment de franchir la ligne d’arrivée, Jasper Stuyven a levé deux doigts vers le ciel pour dédier sa victoire à son grand-père défunt, originaire de Kuurne. BELGA

Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) a obtenu dimanche un des plus beaux succès de sa jeune carrière. En remportant le 68e Kuurne-Bruxelles-Kuurne, le Louvaniste (23 ans) a fait une croix sur un 2015 catastrophique.

Au moment de franchir la ligne d’arrivée, il a levé deux doigts vers le ciel pour dédier sa victoire à son grand-père défunt, originaire de Kuurne.

«C’est une grande victoire. Dans notre groupe de tête, j’ai pu compter sur le soutien de Boy van Poppel», a expliqué un Stuyven rayonnant. «Mon coéquipier a abattu un gros travail et a multiplié les efforts pour empêcher le peloton de revenir sur nous. Cela n’a pas suffi. Avant d’entamer le dernier tour, Dirk Demol nous a annoncé que peloton n’était plus qu’à 20 secondes et il m’a conseillé d’attaquer, si j’en étais capable naturellement».

Stuyven a démarré à 17 km de l’arrivée. «A un endroit où le vent soufflait de côté. Je me suis rapidement retrouvé seul en tête et j’ai poursuivi mon effort. Je sentais qu’au sprint je ne pouvais pas espérer grand-chose et que ma seule chance de l’emporter passait par une échappée. Ce qui s’est vérifié après coup. J’ai tenté de prendre la position la plus aérodynamique possible. Demol a continué à m’encourager à aller de l’avant. Bien sûr, cela n’a pas été facile de me battre seul contre tous ces hommes derrière moi parmi lesquels figuraient Tom Boonen et Greg Van Avermaet».

«Dans le dernier tour local, j’ai éprouvé du mal lorsque le vent était de face. Mais j’ai continué à croire en mes chances de victoire d’autant que j’ai toujours obtenu des informations de la voiture suiveuse. A l’approche de la ligne, j’ai été averti que je roulais de manière constante. Alors j’ai compris que j’allais tenir jusqu’au bout. C’est tout simplement superbe, même si j’ai dû puiser au fond de moi-même.»