JALHAY

Sart et Tiège rivalisent de charme et d’imagination

Voilà bien l’un des rendez-vous populaires les plus prisés de notre arrondissement: la rivalité des chars fleuris entre Tiège et Sart.

Glagla: le ciel est bleu mais le thermomètre s’obstine à stagner autour des 5° seulement.

Quoi qu’il arrive, il faudra donc bien composer avec les frimas pour cette parade annuelle unique en son genre. Seuls sans doute les nesquimaux de Sartberg de la banquise Nivézétique, défilant à Sart, ou les glaciers aux appétissants cornets de Tiège sous le titre des Parfaits Givrés étaient-ils parmi les rares à ne pas se sentir trop dépaysés par ce temps glacial.

Mais qu’à cela ne tienne: un froid piquant vaut bien mieux que de la pluie pour attirer les spectacles. Et de fait, en matière de succès, l’engouement populaire était une nouvelle fois au rendez-vous de ce cortège de pré-Laetare qui nous raconte avec des fleurs autant d’histoires ou de légendes qu’il soit permis d’imaginer.

Dès le matin, les Tiégeois défilent dans leur fief, et les Sartois font de même.

C’est après la courte pause de midi que l’aventure se corse; chacun s’en va chez le voisin faire étalage de ses réalisations les plus originales et les plus spectaculaires.

Pas de huées ici entre rivaux, comme sur les hauteurs de Jalhay la semaine précédente, mais plutôt des échanges de confettis à faire s’alourdir jusqu’aux sous-vêtements.

Dans cette aventure, c’est le spectateur qui est toujours le vrai gagnant, profitant de l’émerveillement des chars débordant d’imagination, mais surtout de l’incomparable féerie florale de l’événement.

Mieux vaut donc un froid de canard, pour défiler en tenue de pingouin, que de la pluie battante, pour laisser ces chars somptueux s’exprimer sans le recours à des protections transparentes.

À Tiège, on présentait au total 37 chars, groupes et sociétés de musique.

Du côté de Sart, où le taux de population est plus élevé, on affichait allégrement 76 numéros, pour une parade de longue durée, encouragée par des rangées de spectateurs tout au long de la route séparant les deux villages à l’heure du croisement des cortèges.

De quoi comparer la qualité plutôt que la quantité, et s’amuser des petits coups de pique toujours présents lors du cortège entre rivaux de Sart et de Tiège.

On s’en tiendra donc cette fois encore au match nul du côté de l’imagination et de l’originalité. Qui s’en plaindrait?