CYCLISME

Un scanner testé à Villers-le-Temple pour détecter les moteurs dans les vélos

Le scanner utilise les rayons X et est facilement transportable. Au départ des courses cyclistes, il serait donc possible de l'utiliser sans soucis. Carole Gotfroi

Cet après-midi, un nouveau scanner a été utilisé pour détecter la présence de moteurs dans les vélos. Testé à Villers-le-Temple, lors des courses de jeunes, le système utilise les rayons X et effectue une radiographie du vélo. Rien ne lui échappe. La fédération wallonne veut dissuader les tricheurs d'utiliser le dopage mécanique.

La prévention en matière de dopage mécanique avance. Ce samedi, à la kermesse de Villers-le-Temple, un tout nouveau système a été testé sur une trentaine de vélos. Pas chez les pros mais chez les jeunes ainsi que chez les espoirs et élites sans contrat.

La technologie utilise des rayons X pour détecter la présence d’un moteur dans le cadre du vélo. « Il y a déjà différentes manières de détecter la présence d’un moteur dans un vélo, explique Thierry Maréchal, président de la FCWB (Fédération cycliste Wallonie-Bruxelles). Des contrôleurs visuels, un toucher du vélo ou un détecteur de masse. Mais ici, rien ne peut nous échapper. »

Une radiographie du vélo

Le système, conçu par Teledyne ICM, une société de Thimister, effectue une radiographie du vélo. Les roues, le dérailleur, le cadre, rien n’est laissé au hasard. Et ça va vite puisqu’en dix secondes, on obtient, sur ordinateur, une image de l’intérieur du vélo.

La technologie est actuellement en phase de test. Mais le but de la fédération est évidemment de l’étendre au niveau belge et pourquoi pas au niveau international. « Le système fonctionne, on le sait, on l’a bien vu cet après-midi à Villers-le-Temple. Maintenant, on doit établir des procédures : contrôle-t-on tous les vélos ou seulement quelques-uns, sur quelles courses, comment aller chercher les coureurs pour passer au contrôle, etc. »

Ce système est un peu différent de celui évoqué par Jos Smets, directeur technique de la RLVB, la semaine dernière.

« Un outil de dissuasion »

Plusieurs tests seront encore effectués. Si ce système permet de détecter le dopage technologique, la fédération mise aussi sur la prévention. « Maintenant, on peut dire qu’on est prêt et que la présence d’un moteur ne peut plus nous échapper. C’est aussi un moyen de dissuader les éventuels tricheurs. »