FOOTBALL

Cinq matches avec des équipes belges entachés par de grossières erreurs d’arbitrage

Cinq matches avec des équipes belges entachés par de grossières erreurs d’arbitrage

Kurt Roethlisberger, l’arbitre qui avait joué un grand rôle dans notre élimination de la World Cup 94. -

Le match de jeudi soir entre l’Olympiacos et Anderlecht a donné des sueurs froides aux supporters belges. Ce n’est pas la première fois qu’un arbitrage nous était clairement défavorable. Cinq exemples.

Arnold Hunter. Voilà un nom de plus dans la liste noire des arbitres qui ne nous laissent pas un souvenir impérissable. Même si Anderlecht est parvenu à s’imposer (1-2) et se qualifier au Pirée et s’il a aussi oublié de siffler un penalty pour les Grecs, l’arbitre nord-irlandais de 35 ans s’est surtout signalé par au moins trois grosses erreurs qui auraient pu changer le cours du match.

Craig Thompson: Israël - Belgique 0-1 (13 juin 2007)

Hunter n’est pas le seul arbitre à être complètement passé à côté de son match sans toutefois empêcher l’équipe belge de gagner. À l’Euro U21 en 2007 aux Pays-Bas, les hommes de Jean-François de Sart étaient tombés sur l’Écossais Craig Thompson lors du match de poules contre Israël. Malgré l’exclusion plus que sévère de Marouane Fellaini à la 18e minute pour deux cartons jaunes, les Diablotins avaient réussi à s’imposer 0-1 grâce à un but de Kevin Mirallas.

Peter Prendergast: Brésil - Belgique 2-0 (17 juin 2002)

Sans doute le moment le plus amer de Marc Wilmots en équipe nationale. Et pour de nombreux supporters aussi... En huitième de finale du Mondial en Corée et au Japon, les Diables rouges pensent ouvrir le score grâce à leur capitaine et son fameux «appel, contre-appel». Mais l’arbitre jamaïcain du jour voit une faute imaginaire sur le défenseur Roque Junior. La suite, ce sont des buts des stars Rivaldo et Ronaldo et une élimination au parfum d’injustice.

Kurt Roethlisberger: Allemagne - Belgique 3-2 (2 juillet 1994)

«Cet arbitre était totalement contre nous!» Interrogé en 2010, Philippe Albert ne mâchait pas ses mots. «Il y a d’abord eu une faute sur Rudy Smidts lors du 3-1 inscrit par Völler. Puis il y a le tournant du match avec la faute non sifflée sur Josip Weber. Ça devait être penalty et carte rouge», pestait l’ancien défenseur qui avait fixé la marque à 3-2. «C’était un arbitrage scandaleux. Je ne pouvais pas laisser passer ça et j’ai donc été le trouver après le match pour lui dire ma façon de penser. Mais il n’a rien dit. Il restera le seul à ne pas avoir vu la faute.»


Walter Eschweiler: Barcelone - Standard 2-1 (12 mai 1982)

Le cauchemar des supporters rouches. Lors de sa seule et unique finale européenne, le Standard mène au score grâce à Guy Vandersmissen mais le Barça égalise par Simonsen juste avant la pause. Puis vient cette funeste 63e minute: l’arbitre siffle un coup franc pour les Catalans. Ceux-ci le jouent très (trop) rapidement et en profitent pour tromper une deuxième fois Michel Preud’homme. L’Allemand garde son sifflet en bouche comme s’il allait arrêter l’action mais une fois le ballon au fond, il valide le but de Quini. Dur à avaler.

Joseph Barberan: Real Madrid - Anderlecht 4-2 (9 mars 1966)

Quarts de finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, l’ancêtre de la Champions League. Anderlecht domine le Real Madrid lors du match aller mais ne parvient à s’imposer que par le plus petit des écarts (1-0). La suite est racontée par Jef Jurion sur anderlecht-online.be: «Le match retour serait connu pour l’affaire Barberan. L’arbitre français n’a rien fait de bon: un penalty cadeau pour les Espagnols, un but anderlechtois injustement annulé, Cornelis exclu... Il n’a d’ailleurs plus jamais sifflé un seul match de Coupe d’Europe.» Résultat: une défaite 4-2 qui mettait fin à l’aventure européenne des Mauves de Pierre Sinibaldi.