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Les œuvres déjantées de Dalí ont envahi les Guillemins

L’exposition «De Salvador à Dalí» débute ce samedi à la gare des Guillemins à Liège. Une mise en scène imposante, pour découvrir l’univers de cet artiste hors-norme.

De Dalí, chacun connaît assurément les moustaches, l’accent catalan, l’excentricité et quelques œuvres évidemment : La Persistance de la mémoire et ses fameuses montres molles, La tentation de Saint-Antoine ou Les Éléphants.

La gare des Guillemins accueille une exposition qui permettra au grand public de se plonger littéralement dans l’univers de Dalí et d’en apprendre un peu plus sur l’homme, ses obsessions, ses passions et son parcours artistique.

Le spectateur y retrouve environ 150 œuvres, qui se découvrent au fil d’un parcours en trois temps : Salvador (« Le poids de l’enfance »), Salvador Dalí (« l’empreinte du surréalisme ») et Dalí (« Le tourbillon de la célébrité »). Il s’agit en quelque sorte de trois époques de sa vie, celles de la genèse, de la plénitude artistique puis de la grande célébrité.

L’équipe d’Europa 50, qui était déjà à la manœuvre pour les expositions aux Guillemins « SOS Planet », « Golden Sixties » et « J’avais 20 ans en 14 », change donc de registre en ne se consacrant plus à une cause ou une époque, mais bien à un artiste et son univers. Le souvenir de Jacques Broun, concepteur de toutes ces expositions, y compris celle-ci, planera tout au long de l’événement, puisque cette cheville ouvrière d’Europa 50 a perdu la vie début janvier.

150 œuvres

La valeur de ces expositions vaut par la quantité de pièces authentiques que le spectateur peut y côtoyer. L’organisation assure la présence à Liège de 150 œuvres authentifiées : huiles sur toiles, sculptures en bronze, aquarelles et autres gouaches. Certaines sont uniques, d’autres remplissent les critères pour être qualifiées d’originales. C’est-à-dire qu’elles ont été créées avec l’implication de Dalí et à une douzaine d’exemplaires au maximum.

Ces œuvres ont toutes été prêtées par des collectionneurs et fondations, mais principalement par la Fondation Stratton, à la tête de laquelle on retrouve le collectionneur milanais Beniamino Levi, qui a côtoyé Dalí.

La mise en scène

Une des grandes caractéristiques des expositions mises sur pied par Europa 50 reste l’importante scénographie qui les accompagne. Plus qu’une contemplation d’œuvres, il s’agit d’une immersion dans un univers. L’exposition « De Salvador à Dalí » est dès lors construite comme une œuvre surréaliste à part entière, avec son atmosphère un brin délirante, ses constructions scénographiques évoquant l’oeuvre du maître, qui viennent se placer tout autour des pièces authentiques.

Cette scénographie aura le don de séduire le grand public et particulièrement les classes qui se rendront en nombre à l’exposition. Cela correspond au principe de base de l’expo : apprendre en s’immergeant. Les amateurs d’art risquent par contre d’être un peu décontenancés par l’omniprésence de la mise en scène, qui peut parfois reléguer l’observation de l’œuvre de Dalí au second plan. Ceux-là considéreront sans doute que l’œuvre se suffit.

NOTRE VIDEO | Beniamino Levi, grand collectionneur de Dalí, évoque deux œuvres présentes à Liège: la Femme en Flamme et L'Escargot et l'Ange.

 

 

 

 

 

© Photos : Jacues Duchateau / L'Avenir

En pratique

Exposition ouverte du 27 février au 31 août 2016, sans prolongation.
Heures d’ouverture : lu – ma – me – sa : 10.30 - 20.30 (Tickets > 19.00), je – ve – di : 10.30 - 19.00 (Tickets > 17.30).
Les tarifs varient en fonction du moment (semaine ou week-end) et de l’âge. Toutes les infos pratiques se trouvent sur www.expodali.be.