MODE

Fashion Week de Milan : le meilleur des défilés du 2e jour en images

Deuxième journée de défilés milanais. Au programme: des maisons incontournables comme Fendi et Prada, transformant la femme en une véritable héroïne déterminée. Détails militaires, volants à gogo, fourrure, et fleurs ont rythmé les présentations de ce deuxième jour. Retour en images sur les défilés de la journée.

Byblos

Brodées, imprimées ou coupées pour former des détails raffinés, les fleurs sont partout chez Byblos Milano, qui semblent célébrer le printemps en plein hiver.

Jeux de découpes dans un esprit graphique et motifs quasi psychédéliques envahissent aussi la collection.

Max Mara

Chez Max Mara, le directeur artistique Ian Griffiths plonge ses mannequins dans l’effervescente période moderniste des années 1920 à Berlin. En souliers Marie-Jeanne à lacets, gants de cuir noir et bas résille, les filles alternent de micro-combishorts en lurex doré ou teintes claires et de maxi robes-tabliers aux grosses bretelles croisées dans le dos bicolores: elles sont en strass en haut et en drap de laine gris en bas.

Les longs manteaux enveloppent les jambes dénudées et se portent parfois l’un sur l’autre. En laine beige, lamé, cuir vieilli... Les motifs géométriques sont partout.

Fendi

Chez Fendi, Karl Lagerfeld s’appuie sur les volumes et les constructions pour donner du mouvement aux habits dans une perpétuelle ondulation, que l’on retrouve jusque dans des rayures «vaguelées» omniprésentes (sur les lunettes, dans les ceintures ou sur la bandoulière des sacs, en fins dessins imprimés sur des robes en soie ou en larges bandes colorées décorant les fourrures).

Cette impression de mouvement permanent est accentuée par les torsades des pull-overs en mohair, les plissés insérés sur les flancs de certaines vestes et jupes, les volants, qui ornent robes, chemisiers ou même sacs en cuir. Dans le même ordre d’idée, de larges pans de tissu se rabattent latéralement sur d’amples pantalons en drap de laine sombre créant un effet de jupe-pantalon. Ailleurs, de stricts manteaux sont fendus sur les côtés pour favoriser la gestuelle du corps.

Prada

La femme Prada est une héroïne, qui a traversé les guerres et les époques. Sa garde-robe est un condensé vertigineux de stratifications. Elle rentre des combats en capote kaki militaire ou bon vieux manteau de tweed, la taille enserrée dans un ceinturon de cuir, le sac en bandoulière serré sous sa poitrine, les mains protégées par d’épais gants en laine.

Elle n’a rien perdu de sa féminité, les épaules rehaussées de velours, avec son corset-bustier en coton blanc aux lacets défaits et ses collants de laine à losanges juste avec une veste sans rien d’autre.

Elle revêt des robes en velours chatoyant traversées d’étoiles filantes ou enrichies de broderies, des jupes taillées dans de lourdes étoffes damassées et des tissus brocart richement décorés.