REGARDS SUR LA SEMAINE QUI PASSE

Dix ans et malgré tout en dernière minute

Une décision est enfin tombée au niveau du Gouvernement wallon quant à la réorganisation des études d’infirmières. Leur formation va passer de 3 à 4 ans. On reste néanmoins sidéré par une donnée: cette révision est dictée par une directive européenne qui impose cette réforme à dater du 1er janvier 2016, une directive qui date de… 2005! Autrement dit, voilà dix ans que nos gouvernants sont prévenus et malgré tout, ils parviennent encore à décider en dernière minute, laissant aux directions d’école le soin désormais de se débrouiller pour tout régler «à la va-vite»!

Et l’histoire n’est pas finie, car si le sort des bacheliers est réglé, rien en revanche n’est balisé pour les brevetés, qui relèvent de l’enseignement secondaire, donc de la Fédération Wallonie-Bruxelles, donc de Joëlle Milquet. Il y a vraiment des enseignant(e)s qui n’ont pas de chance…

S’ils y croient vraiment

Notre chroniqueur des débats du parlement wallon en faisait l’observation: le matin en séance, pas de caméra et 22 députés présents sur 75; l’après-midi, les caméras des télévisions locales retransmettent en direct et on se bouscule dans l’hémicycle…

Tout en sachant très bien que l’audience de telles retransmissions doit être proche de celle de la lecture de l’ancien testament en langage des signes sur KTO TV. Mais bon, s’ils y croient….

L’étude qui fait pschitt

Quand un organisme tel un syndicat fait réaliser une étude sur un thème «de combat», c’est avec l’espoir que les résultats de l’étude viendront conforter sa position. Aussi, lorsque la CSC se penche sur les effets du «tax shift» fédéral, elle espère pouvoir y puiser des arguments que les camarades pourront ensuite développer pour haranguer les troupes.

Manque de bol, l’étude en question a révélé que l’opération tant honnie du gouvernement Michel va permettre de créer 3 771 emplois en Hainaut, d’ici 2019. Ça va compliquer la rédaction des tracts… Ceci étant, pour le coup, saluons la probité des responsables du syndical chrétien qui ont quand même dévoilé les chiffres de l’étude même s’ils ne répondent pas vraiment à leurs attentes.

Ikea city

Le chef-lieu du Hainaut vient de changer de nom et personne n’en a même été averti… Vous n’y croyez pas et bien attendez votre prochain passage sur autoroute aux abords de cette ville autrefois dénommée «Mons» et qui désormais s’appelle «Ikea».

Car ce n’est pas un écriteau, pas un drapeau, pas une pancarte, mais une énorme enseigne, aux couleurs suédoises, qui masquera alors tout votre horizon, au point d’en cacher la vue sur le beffroi. Ou comment la capitale culturelle se reconvertit en capitale du meuble en kit!

Noces d’or nationales

En 50 ans d’union, gageons que ce couple de Mouscronnois a déjà connu bien des surprises, bonnes et moins agréables. Celle qui les attendait pour leurs noces d’or devrait figurer en bonne place dans leur album de famille.

Dimanche matin, alors qu’ils s’apprêtaient à recevoir en toute simplicité les représentants communaux venus les féliciter, notre duo d’amoureux a vu arriver les caméras des télévisions nationales… Pour peu et ils s’imaginaient en ouverture de «Place royale» ou de «strip-tease» nouvelle version… L’explication est moins rock and roll pour nos jubilaires, éphémères vedettes, car cet afflux de micros était simplement provoqué par Alfred Gadenne qui avait donné rendez-vous à cet endroit, à ce moment, pour recueillir ses propos avisés suite au décès de J.-P. Detremmerie.

Le chiffre de la semaine

Il émane du dernier recensement de la population et montre que seulement 1 Tournaisien sur 20 travaille en Flandre. Une proportion qui ne doit pas être très différente à Mouscron. Et le journal qui répercute ce chiffre de commenter: «Pourtant le taux de chômage est de 11,7% à Tournai et les entreprises de Flandre occidentale sont à la recherche de main-d’œuvre». La même étude révèle une autre donnée intéressante, à savoir que Tournai figure au 4e rang des villes belges où les habitants préfèrent travailler; le podium est composé de Bruges – Anvers et Gand. Mouscron se glisse tout juste dans le «top 1 0». Autrement dit, Tournaisiens et Hurlus se sentent bien chez eux et n’ont pas envie de bouger!

La phrase de la semaine

Elle est du directeur général de Dilibel (ex-Hachette Livre): «Le numérique, on en parle plus qu’on en vend. Et il ne progresse pas. Ce que je peux comprendre: on passe plusieurs heures par jour devant son PC, son smartphone, sa tablette et le soir devant sa télévision. Le livre est un moyen de se déconnecter, de se reposer. Même aux États-Unis, le numérique commence à régresser».Et ce qui est vrai pour le bouquin, l’est tout autant pour le journal: paroles d’un journaliste de presse écrite…

L’Escaut pour Les Niouzz

Fin du communiqué d’Écolo Picardie à propos de l’élargissement de l’Escaut: «Ce dossier ne peut être instrumentalisé à des fins électorales […]. S’il y a bien un dossier qui doit transcender le politique et fédérer, c’est bien celui-là».

Traduction pour l’émission «Les Niouzz»: Marie-Christine et Rudy, arrêtez de vous chamailler dans le bac à sable, il faut rentrer et faire vos devoirs maintenant»!

La déclaration choc de la semaine

«L’accord avec le Royaume-Uni est inacceptable ». De qui est donc cette condamnation sans appel? Du président du Conseil de sécurité des Nations Unies, du président des États-Unis, du président de la Commission européenne? Que nenni, juste du ministre-président de la Fédération Wallonie Bruxelles, Rudy Demotte. On n’ose pas imaginer l’onde de choc que cela a dû provoquer outre-Manche…