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Libye : les autorités reconnues démentent la présence de forces françaises

Libye : les autorités reconnues démentent la présence de forces françaises

Le journal Le Monde affirme aussi que la France mène dans le pays «des opérations clandestines» contre des cadres du groupe djihadiste État islamique. AFP

Les autorités libyennes internationalement reconnues ont démenti toute présence étrangère dans les combats à Benghazi, alors que le gouvernement de Tripoli, non reconnu, affirmait la veille que des forces spéciales françaises «dirigeaient les combats» à Benghazi (est).

Hatem al-Aribi, porte-parole du gouvernement basé à Tobrouk, dans l’est du pays, a déclaré à l’agence officielle Lana que son gouvernement «n’a pas permis, et ne permettra pas, que des forces étrangères entrent sur les territoires libyens».

«Nos courageux soldats sont ceux qui ont libéré Benghazi des mains des terroristes, sans soutien de la communauté internationale», a-t-il ajouté.

Le porte-parole a démenti auprès de l’AFP les affirmations du quotidien français Le Monde qui a fait état mercredi de la présence de forces spéciales et d’agents secrets français en Libye. Le quotidien affirme aussi que la France mène dans le pays «des opérations clandestines» contre des cadres du groupe djihadiste État islamique.

«Ce n’est pas vrai, nous démentons ces informations de presse», a-t-il dit.

L’agence officielle cite aussi Wanis Bukhamada, le commandant des forces spéciales du gouvernement reconnu, affirmant que «seuls des Libyens ont combattu le terrorisme à Benghazi».

La veille, le Premier ministre du gouvernement de Tripoli, non reconnu par la communauté internationale, avait affirmé que des forces spéciales françaises «dirigeaient les combats» à Benghazi, quelques heures après des révélations du Monde sur la présence de commandos français en Libye.

La situation est toujours très confuse en Libye où deux gouvernements se disputent le pouvoir. Celui situé à Tobrouk est reconnu par la communauté internationale tandis que celui de Tripoli est soutenu par différents clans tribaux, dont des groupes islamistes. Malgré de nombreuses négociations, les deux exécutifs n’ont toujours pas été en mesure de mettre sur pied un gouvernement d’union nationale. Profitant du chaos, l’organisation terroriste État islamique a pris le contrôle de la ville de Syrte et de ses environs.