NUCLÉAIRE

Environ 150 membres du PPE participent à un congrès au sujet de Tihange

Environ 150 membres du PPE participent à un congrès au sujet de Tihange

AFP

Environ 150 membres des partis que compte le PPE (Parti populaire européen) se sont réunies jeudi soir à Eynatten, sur le territoire de la commune de Raeren, pour assister à un congrès organisé par le groupe au Parlement européen, au sujet de Tihange.

A l’issue de cette réunion intitulée «Tihange Time to react!» , les participants ont demandé de mettre les réacteurs de Doel 2 et Tihange 3 à l’arrêt.

Jan Bens, le patron de l’agence fédérale du contrôle nucléaire était également à Eynatten jeudi soir. En présence d’experts comme Ilse Tweer, experte en matériaux, Hans-Josef Allelein, professeur titulaire de la chaire pour la sûreté des réacteurs nucléaires à l’université d’ Aix-la-Chapelle ou encore Arnaud Meert, ingénieur chez Electrabel, les membres du PPE ont assisté un congrès qui avait pour objectif de les informer quant aux éventuels dangers relatifs aux centrales nucléaires et plus particulièrement Tihange.

Si certains experts, comme Ilse Tweer, estiment qu’il n’y a pas d’élément permettant d’affirmer qu’il n’y a pas d’évolution des anomalies découvertes au niveau des réacteurs de Doel 2 et Tihange 3, le gestionnaire du réseau, Electrabel, estime pour sa part que «toutes les mesures ont été effectuées et que la taille des anomalies n’a pas augmenter mais que le changement des seuils de rapportage peut donner une impression d’évolution».

Il a d’ailleurs souligné que «la sécurité prime sur l’aspect financier».

Le professeur Allelein, qui assure qu’il n’y a actuellement pas de quoi paniquer, a cependant insisté sur le fait que des analyses devraient être réalisées annuellement, plutôt que tous les trois ans, au niveau des réacteurs de Doel 2 et Tihange 3.

Au terme de ce congrès un projet de résolution a été soumis au vote des participants.

Dans ce texte, adopté à la majorité, les membres des partis socio-chrétiens dans le PPE Euregio Meuse-Rhin demandent d’abord «de revenir sur la décision de remise en service des réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3 et de les mettre à l’arrêt».

Ils demandent également «d’élaborer un plan d’urgence transfrontalier avec une attention particulière portée sur les dangers d’incidents nucléaires. La population doit être partie intégrante de la mise en œuvre de ce plan».

Ils réclament ensuite «le développement de mesures préventives et directes précises visant à préserver la santé de la population».

Enfin, les membres du PPE souhaitent «s’impliquer à faire adopter au niveau européen des normes uniques et obligatoires de sécurité des centrales nucléaires ainsi qu’à créer une agence européenne de contrôle de la sécurité nucléaire».