Les professionnels de l'audiodescription réclament des avancées en Belgique francophone

Après la diffusion de "La Trêve", première série belge audiodécrite, sur les antennes de la RTBF le 21 février dernier, le collectif des Professionnels de l'Audiodescription Francophone (PAF) a saisi l'occasion, mercredi à Mons, pour tirer la sonnette d'alarme sur le retard pris en Belgique francophone dans le domaine de l'accessibilité aux médias.

Le collectif a notamment indiqué qu'aucune salle du côté francophone n'est équipée de façon adéquate et que les séances en audiodescription existantes ne sont proposées que par certains cinémas ou associations.

"La RTBF diffuse certes des films en audiodescription depuis 2015", indique le collectif. "Une directive européenne de 2007 encourage actuellement les Etats membres à offrir progressivement des services aux personnes souffrant de déficiences visuelles et auditives. Neuf pays européens ont traduit cette directive en obligation. Nous pensons en tout cas qu'il existe chez nous un manque de communication et d'évolution des mentalités", explique Odile Ramelot, fondatrice de "PAF", soulignant le besoin d'un financement des audiodescriptions dont le prix est de quelque 5.000 euros.