JUDICIAIRE

Assises Liège: Rita Henkinet évoquait un acte d’amour posé contre ses enfants

Assises Liège: Rita Henkinet évoquait un acte d’amour posé contre ses enfants

- BELGA

Les enquêteurs ont été entendus mercredi après-midi devant la cour d’assises de Liège au procès de Rita Henkinet. Ils ont détaillé l’ensemble des devoirs réalisés au cours de l’enquête. Durant cette enquête, Rita Henkinet avait affirmé aux policiers qu’elle avait posé un acte d’amour en donnant la mort à ses enfants.

Après avoir donné la mort à ses enfants Arnaud (24 ans) et Audrey (26 ans), Rita Henkinet avait tenté de se suicider le 2 mars 2013. L’accusée avait été découverte inconsciente dans sa maison. Les premiers policiers arrivés sur les lieux des faits ont confirmé qu’elle avait été transférée au service des soins intensifs et que ses jours étaient considérés en danger.

Les premiers intervenants ont confirmé devant le jury qu’ils ont retrouvé dans la maison de Rita Henkinet un écrit de 28 pages dans lequel l’accusée avait retracé son parcours tumultueux avec ses enfants handicapés. Dans cet écrit, elle faisait également part de son projet de mettre fin à la vie de ses enfants.

Une enquête de voisinage avait été réalisée pour tenter d’expliquer une partie des faits. Cette enquête avait souligné que Rita Henkinet aimait ses enfants, montrait régulièrement des photos d’eux et se préoccupait de leur sort.

Les enquêteurs ont montré aux jurés les photos réalisées lors de la découverte des faits sur les lieux. Rita Henkinet occupait une maison très bien aménagée et bien rangée. Un pilon ayant servi à écraser des médicaments ainsi que des pots de desserts chocolatés ont été découverts sur place. Les cadavres des enfants étaient allongés dans leurs lits respectifs, encore recouverts des couvertures ayant servi à les étouffer.

La première audition de Rita Henkinet a eu lieu 10 jours après les faits. Le chef d’enquête Stéphane Corin a exposé que Rita Henkinet se plaignait d’avoir élevé seule ses enfants handicapés alors que leur père les avait délaissés. Elle se sentait incomprise lorsqu’elle formulait auprès des institutions spécialisées des réclamations au sujet des soins apportés à ses enfants. Son frère Benoît s’était investi à ses côtés. L’accusée avait précisé aux enquêteurs qu’elle avait posé un acte d’amour à l’égard de ses enfants en leur donnant la mort. Pour y arriver, elle avait accumulé des médicaments durant plusieurs années.

Rita Henkinet avait tenté de mettre fin à ses jours. Les ambulanciers arrivés sur place ont confirmé qu’ils ont été confrontés aux membres de sa famille qui étaient réticents à une intervention pour la sauver. Rita Henkinet était opposée à l’acharnement thérapeutique mais ses proches n’avaient pas pu produire les documents l’attestant.

Les auditions des médecins légistes auront lieu jeudi.