TC BRUXELLES

Quick dans le collimateur de la justice pour traite des êtres humains

Quick dans le collimateur de la justice pour traite des êtres humains

Vingt personnes physiques et morales sont devant le tribunal. ÉdA – Florent Marot

Quick est dans le collimateur de la justice pour traite des êtres humains et fraude à la législation sociale en faisant travailler des ressortissants étrangers non déclarés.

Myria (ex-Centre fédéral Migration) a réclamé, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, une somme de 2.500 euros de dommages et intérêts à la société Quick, à des gérants de restaurants Quick franchisés et à des sociétés de nettoyage et leurs gérants qui ont travaillé pour Quick.

Ces personnes physiques et morales, vingt au total, sont prévenues de traite des êtres humains et de fraude à la législation sociale pour avoir fait travailler des ressortissants étrangers non déclarés pour des salaires bien inférieurs au minimum légal.

Myria, le Centre fédéral Migration, qui lutte contre la traite des êtres humains, ainsi que deux personnes qui ont travaillé comme techniciens de surface chez Quick se sont constitués parties civiles dans ce procès.

Le conseil de Myria, Me Alexis Deswaef, a plaidé mercredi pour que le tribunal condamne solidairement les prévenus à payer à Myria une somme de 2.500 euros à titre de dommages et intérêts.

Moitié moins que le salaire légal

«Quick et certains de ses restaurants franchisés avaient appliqué un système qui consistait à confier les tâches de nettoyage des restaurants à des sociétés sous-traitantes. Plusieurs ressortissants étrangers non déclarés ont ainsi été employés par ces sociétés pour travailler chez Quick sept jours sur sept entre 23h00 et 7h00. Ils ont travaillé pour des salaires qui étaient anormalement bas, moitié moins que le salaire légal pour ces tâches et ces horaires», a avancé Me Deswaef.

«Certains ont même dû effectuer des périodes d’essai de plusieurs semaines gratuitement. Et ce système, tout le monde en profitait. En faisant travailler le personnel de nuit, Quick et les franchisés pouvaient fermer beaucoup plus tard et ainsi augmenter leurs chiffres d’affaires», a précisé l’avocat.

Le procès se poursuivra jeudi.