NAMUR

Passerelle Jambes-Namur : une centaine de réclamations reçues lors de l’enquête publique

Passerelle Jambes-Namur : une centaine de réclamations reçues lors de l’enquête publique

Fine, discrète, voilà la passerelle cyclo-piétonne que propose le bureau Greish. EdA

L’enquête publique s’est terminée au sujet de la passerelle cyclo-piétonne pour relier Namur et Jambes. Si certains en rêvent d’autres pas.

La Ville de Namur a reçu une centaine de réclamations concernant la futurepasserelle cyclo-piétonne sur la Meusequi reliera Jambes et le centre-ville, a indiqué mercredi l’échevine de l’Urbanisme et de la Cohésion sociale, Stéphanie Scailquin, à la séance de clôture de l’enquête publique sur ce projet à laquelle plusieurs citoyens et membres d’associations étaient présents.

Depuis le 26 janvier, les citoyens ont communiqué leurs remarques et observations. Ils réclament surtout une séparation entre piétons et cyclistes ainsi qu’un revêtement anti-dérapant sur la passerelle.

Rosetta Flochon, de l’asbl Maison des Seniors, estime que les politiques mises en place par la Ville ne permettent pas une bonne cohabitation entre cyclistes et piétons. «Ça devient de moins en moins agréable de faire du vélo (...) Et les cyclistes roulent sur les trottoirs», déplore-t-elle, craignant des accidents. «Le piéton devient le parent pauvre de la mobilité alors que Namur voulait promouvoir la mobilité douce».

«Une élue en particulier s’entête à ne pas vouloir séparer les espaces (entre piétons et cyclistes sur la passerelle, ndlr)», a-t-elle déclaré ciblant l’échevine de la Mobilité, Patricia Grandchamps. «Selon l’échevin de l’Aménagement du territoire, Arnaud Gavroy, l’absence de séparation permettrait de réguler la vitesse des cyclistes. Depuis quand les piétons doivent-ils servir de coussins berlinois?», ajoute-t-elle.

Concernant le revêtement, s’il est en bois comme sur la place d’Armes, des citoyens craignent que des personnes chutent par temps pluvieux.

«Pourquoi dépense-t-on 8 millions d’euros pour la passerelle alors qu’on pourrait terminer d’autres infrastructures? D’autres aménagements seraient plus judicieux», lance un autre Namurois. Ce dernier considère par ailleurs que la passerelle aura un impact négatif sur le paysage et regrette que des habitations seront détruites pour la construire.

Une réunion de concertation invitera davantage les citoyens au débat le 8 mars à 18h00 à la salle du conseil.