BRUXELLES

Fermeture du tunnel Montgomery : « Mettre les coupables devant leurs responsabilités » selon Touring

Fermeture du tunnel Montgomery : « Mettre les coupables devant leurs responsabilités » selon Touring

Chaque matin, c’est 1600 voitures qui l’empruntent le tunnel Montgomery vers Meiser, 1900 vers la Cambre. Le soir c’est 1300 dans un sens et 1800 dans un autre. On imagine volontiers les embarras de circulation que cela va provoquer. Belga

La mobilité à Bruxelles vire définitivement au cauchemar avec la fermeture du tunnel Montgomery dans les deux sens. Un tunnel de plus qui devra être rénové. Pour Touring, il est temps de désigner les coupables de cette mauvaise gestion. Pour Ahgoria c’est la opsition économique de Bruxelles qui est en jeu!

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L’organisation de défense des automobilistes, Touring, a sévèrement critiqué mercredi «la énième fermeture de tunnel» à Bruxelles, en l’occurrence le tunnel Montgomery dont la fermeture dans les deux sens a été annoncée mercredi matin.

Aux yeux de Touring, cette infrastructure est située sur un des principaux axes de la capitale. Les conséquences d’une mauvaise gestion du passé ont une influence directe sur l’économie et la mobilité», a-t-elle dénoncé mercredi matin.

Pour Touring, «il est temps de mettre les coupables devant leurs responsabilités». A ses yeux, la commission spéciale du parlement bruxellois doit être muée en commission d’enquête pour défricher le passé.

«L’actuelle commission est un bout de chiffon pour éponger le sang et n’empêchera pas que la mauvaise gestion du passé reste sous le tapis. Si de telles pratiques devaient se produire dans une entreprise privée, les conséquences pour les responsables seraient tout autres que dans le cas des tunnels et la mobilité bruxelloise en général», a ajouté l’organisation de défense des automobilistes.

Pour celle-ci, «cela n’a pas constitué une priorité, et lorsqu’un problème surgit, l’autorité ne trouve rien de mieux que démolir (le viaduc Reyers) ou fermer (le tunnel Stéphanie). C’est en effet au profit de l’usager, mais c’est celui-ci, qui doit en payer le prix sur le plan de sa mobilité, ce qui est inacceptable lorsque l’on sait combien de niveaux de pouvoirs perçoit des taxes en tous genres auprès de celui-ci».

Touring a enfin demandé que l’on cesse de réduire des bandes de circulation et de fermer des voiries telles que sur le boulevard de la Woluwe, tant que les tunnels ne sont pas rouverts.

La position économique de Bruxelles est en jeu

La fédération des entreprises technologiques Agoria a appelé mercredi le gouvernement bruxellois à présenter au plus vite un plan d’action global pour résoudre les problèmes liés aux tunnels. «Sans cela, le ‘tunnelgate’ risque de nuire sérieusement et pour longtemps à la position économique de Bruxelles», a commenté Floriane de Kerchove, directrice d’Agoria Bruxelles.

Pour Mme de Kerchove, «la question de la mobilité est actuellement le problème le plus important pour les entreprises bruxelloises. Deux entreprises sur trois ont des difficultés à recruter ou à garder des collaborateurs à cause des problèmes de mobilité et 60% d’entre elles pensent que cela pourrait les pousser à quitter Bruxelles. La fermeture du tunnel Montgomery sera peut-être la goutte d’eau qui fera déborder le vase».

La directrice d’Agoria Bruxelles a ajouté que par rapport à 2012, le temps de déplacement maison-travail s’est aujourd’hui allongé de 25% en moyenne pour 9 travailleurs sur 10 à Bruxelles.

«Les différentes autorités de notre pays avaient promis d’investir dans le développement d’un réseau RER, mais il n’est toujours pas en place. En attendant, les tunnels routiers restent un élément indispensable de la politique de mobilité de notre capitale», a-t-elle ajouté.

Agoria plaide pour plus d’investissements dans les infrastructures de bases, mais aussi pour une approche ‘Smart city’ et ‘Smart Mobility’: un plan d’action global couplé à une gestion du trafic dynamique et intelligente. Un tel plan intégré a déjà été implémenté dans de nombreuses villes européennes comme au Pays-Bas où les embouteillages ont diminué de moitié en sept ans. Sur la même période, les problèmes de bouchon à Bruxelles ont été multipliés par deux, a conclu Agoria.