FRANCE

Un prof juif en garde à vue pour avoir déclaré une fausse agression

Un prof juif en garde à vue pour avoir déclaré une fausse agression

Le professeur avait raconté son agression au plus grand nombre. Reporters (Illustration)

Un enseignant juif qui disait avoir été blessé au couteau en novembre par trois hommes se revendiquant du groupe Etat islamique (EI) a été placé en garde à vue ce mercredi dans le cadre d’une enquête pour dénonciation mensongère, a-t-on appris de source policière.

Aucun doute ne plane en revanche sur l’agression à la machette d’un autre professeur juif survenue à Marseille le 11 janvier, et pour laquelle un adolescent turc d’origine kurde a été inculpé pour tentative d’assassinat aggravée.

L’enseignant placé en garde à vue ce mercredi, dont l’agression supposée avait suscité une vague d’indignation, avait reçu la presse à son domicile au lendemain des faits qu’il avait dénoncés, et avait expliqué avoir été agressé au couteau alors qu’il rentrait chez lui vers 20h00.

«Ils m’ont demandé si j’étais juif ou musulman. Et quand j’ai dit que j’étais juif, ils se sont rués sur moi et m’ont jeté à terre, en me disant qu’ils allaient me faire souffrir et me tuer», avait alors raconté le quinquagénaire.

Ils l’ont «tailladé avec deux couteaux» et lui ont montré une photo de Mohamed Merah et un tee-shirt de Daech (acronyme arabe de l’EI). «Puis un troisième homme est arrivé avec un autre scooter et a filmé la scène». Ces agresseurs étaient de «jeunes adultes d’une vingtaine d’années», avait-il aussi assuré.

Les faits survenaient quelques jours à peine après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, et au lendemain de l’agression d’une femme portant un hijab, un voile laissant apparaître le visage, à la sortie d’une bouche de métro marseillaise.