POLITIQUE

Jan Jambon: «Non, Schengen n’est pas mort»

Jan Jambon: «Non, Schengen n’est pas mort»

Jan Jambon entend préserver la tranquillité de la côte belge. Où un camp comme Calais aurait «un grand coût économique.». BELGA

«Ces situations exceptionnelles sont prévues dans Schengen», justifie le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui a fait rétablir les contrôles d’identité à la frontière franco-belge, entre Calais et La Panne. «Non, je ne pense pas que Schengen est mort .»

«Schengen, cela donne des droits mais aussi des devoirs», explique ce matin Jan Jambon sur les ondes de la Première. «Une des conditions de Schengen, c’est le contrôle des frontières à l’extérieur de l’Union européenne. Or on voit des trous encore dans ces contrôles».

Si la Belgique a rétabli les contrôles près de la France – «mais uniquement tout près de Calais» et pas tout au long de la frontière franco-belge, précise le ministre -, c’est dit-il parce qu’on constate depuis avant-hier des arrivées «d’illégaux», qui ne veulent pas demander l’asile politique dans notre pays mais uniquement se rendre au Royaume-Uni. Les effectifs des forces de l’ordre seront renforcés pour effectuer ces contrôles.

De 250 à 290 policiers seront ainsi déployés d’ici la fin de journée. Les services de police seront également renforcés au port de Zeebrugge. Des dizaines de migrants ont déjà été arrêtés depuis lundi.

«On veut éviter à tout prix des camps comme celui de Calais sur notre côte», précise aussi Jan Jambon, «car cela aurait aussi un grand coût économique.» Sachant que la France n’attend qu’une décision de la justice avant de démanteler la jungle de Calais.