La web TV Bel'Afrika lance des séries de vidéos contre les violences faites aux femmes

Dans le cadre de la campagne pour lutter contre les violences faites aux femmes lancée par la secrétaire d'Etat bruxelloise chargée de l'Egalité des Chances Bianca Debaets, la web télévision Bel'Afrika a diffusé, mardi soir de 18H00 à 21H00, à l'Espace de Kerckheer, à Ixelles, une série de capsules vidéos pour faire connaître les différents services disponibles.

Les vidéos seront accessibles dès mercredi sur le site de la web TV. Les services présentés sont SOS Viol, Praxis, le service de prévention d'Evere appelé Egrogoros, le Gams (Groupe pour l'Abolition des Mutilations sexuelle), l'institut pour l'égalité des femmes et des hommes, l'association Femme de bonne volonté, et le Centre d'Impulsion socioprofessionnel et Culture (Ciproc). Ce projet appréhende les violences faites aux femmes de manière large, en traitant tout autant les violences intrafamiliales, les viols, les mutilations génitales ou encore la situation des femmes migrantes. Durant les capsules vidéos, des responsables des diverses associations décrivent leurs champs d'action. Quelques victimes témoignent également de leur parcours.

Ce projet vise en premier lieu à faire connaître les services aux victimes, pour leur donner les moyens de se défendre. Kodjo Degbey, fondateur de Bel'Afrika, a également souhaité inclure le service Praxis dédié aux auteurs de violence conjugale: "C'est important de conscientiser les auteurs. Il ne faut pas attendre de commettre le pire et de se retrouver devant la justice. En étant au courant qu'une structure s'occupe des auteurs, vous pouvez vous-même prendre la décision de vous faire aider pour changer de comportement".

Fabienne Richard, directrice du Gams, rappelle l'importance des campagnes de sensibilisation pour lutter contre la diffusion de messages dangereux. Elle cible la polémique lancée par deux gynécologues américains qui suggèrent de tolérer les excisions les plus "minimalistes": "La médicalisation revient à cautionner cette pratique. L'Egypte et la Guinée qui la médicalise sont à plus de 90% d'excision. Cela institutionnalise l'excision".