FOOTBALL

Michel D'Hooghe à la FIFA: «On m’a demandé d’être candidat»

Michel D'Hooghe à la FIFA: «On m’a demandé d’être candidat»

A 70 ans, Michel D'Hooghe assure qu'il ne briguera plus un nouveau mandat à la FIFA. Belga

Interviewé dans le cadre des élections de la FIFA par L'Avenir, le Belge Michel D'Hooghe, membre du Comité exécutif de la FIFA, évoque les candidats... et révèle que ses médecins lui ont demandé de se présenter aux élections de la FIFA.

Gianni Infantino représentera l’UEFA par défaut, puisque Michel Platini est empêché. Est-il le candidat idéal?

Bien sûr, il est candidat parce que M. Platini ne peut pas l’être. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne sera pas bon. Il parle six langues, est juriste et a une expérience de secrétaire général de l’UEFA. L’autre favori, le cheik Salman, qui a également beaucoup de qualités, serait un président d’un autre type, plus représentatif car, même s’il sera souvent présent, il ne vivra probablement pas à Zürich. Gianni, lui, serait plutôt un président exécutif. Si le cheik est élu, beaucoup de choses dépendront du secrétaire général qui l’accompagnera. Mais je peux vivre avec ces deux systèmes.

Que le président de la FIFA provienne du Bahrein fait peur au vieux continent…

C’est un réflexe de la vieille Europe de croire que la terre tourne autour de nous. Ça m’a fait rire d’entendre que le Parlement européen n’était pas content que les candidats ne soient pas venus débattre lorsqu’ils y ont été invités (NDLR: le 27 janvier, seul Jérôme Champagne est venu). À un mois de l’élection, ces candidats ont d’autres occupations. Lorsqu’ils se présenteront à l’élection, le 26, ils auront l’occasion d’exposer leur programme aux votants, et la télévision sera là. De toute façon, il n’y a pas de grande différence entre les programmes. Tous ont les réformes comme point numéro un. Pour moi, l’Afrique a la clé en main, mais elle est toujours divisée. Si vous me demandiez qui sera président, je serais incapable de vous répondre. La grande majorité de l’Europe va voter pour Infantino, mais probablement pas toute. Idem pour les autres confédérations. MM. Infantino et Salman sont les deux favoris, même si le prince Ali fait de gros efforts. Moi, je ne suis pas candidat. Mes médecins me l’ont demandé, mais à mon âge… On m’a dit: «Pourquoi tu n’y vas pas?»

Ah bon? À quel moment?

Oui, cela fait déjà plusieurs années qu’on m’en parle. Il y a une vingtaine d’années, on m’avait également contacté pour que je sois président à l’UEFA. À l’époque, j’ai eu une longue discussion avec mon épouse, et j’en ai conclu que ma vie reposait sur trois piliers: familial, médical et footballistique. Aller un pas plus loin dans un domaine aurait déséquilibré le tout. À partir du moment où Jacques Rogge est devenu président olympique, il a dû arrêter sa carrière de médecin. Moi pas.