BANDE DESSINÉE

Les éditeurs menacent le Festival international de la BD d’Angoulême

Les éditeurs menacent le Festival international de la BD d’Angoulême

Les éditeurs de BD lancent un appel à l’État français. Belga

Les éditeurs de bande dessinée du Syndicat national de l’édition et du Syndicat des éditeurs alternatifs en France ont menacé, hier, de ne plus participer au Festival international de la BD d’Angoulême.

Dans un communiqué 41 éditeurs – la majorité des exposants d’Angoulême – annoncent qu’ils ont « décidé de ne pas participer à la prochaine édition du FIBD si une refonte radicale n’est pas mise en œuvre dans les meilleurs délais».

Rappelant qu’ils sont de «loyaux soutiens du festival depuis sa création, les éditeurs ont maintes fois alerté ses organisateurs, ses financeurs et les pouvoirs publics sur les carences récurrentes de ce rendez-vous annuel.»

La dernière édition a cumulé les errements

Mais manifestement, la dernière édition a été la goutte de trop. «Conséquence de l’absence à la fois d’une vision partagée et d’une gouvernance efficace, la dernière édition du festival a cumulé les errements: absence de femmes dans la liste des auteurs éligibles au grand prix de la Ville d’Angoulême, mécontentement des auteurs souvent mal traités par l’organisation, baisse de la fréquentation, opacité dans les sélections des prix, cérémonie de clôture désastreuse…»

Pour les éditeurs, «cet événement occupe une place centrale dans la vie de la bande dessinée. Il est impossible de le laisser se dégrader et entacher ainsi l’image du 9e Art tant en France qu’à l’étranger. C’est pourquoi nous avons décidé de ne pas participer à la prochaine édition du FIBD si une refonte radicale n’est pas mise en œuvre dans les meilleurs délais. Le festival doit être repensé en profondeur, dans sa structure, sa gouvernance, sa stratégie, son projet, et ses ambitions.»

Les éditeurs de BD lancent finalement un appel à l’État français. «Nous demandons à Mme la ministre de la Culture de nous recevoir et de nommer un médiateur afin de mener à bien, de toute urgence, cette refondation.»