Assises Bruxelles - "Je n'ai pas cru Aboubacar concernant la disparition de Bravo" (témoin)

Le meilleur ami de l'accusé a raconté, mardi soir, devant la cour d'assises de Bruxelles, que ce dernier lui avait dit qu'il ne savait pas où était Bravo Ngendakumana lorsqu'ils se sont vus le 17 juin 2013. "Je n'ai pas cru Aboubacar concernant la disparition de Bravo", a dit le témoin. Aboubacar Sidiki Doumbia, un Ivoirien de 38 ans, doit répondre du meurtre de sa fiancée, Bravo Ngendakumana, qui était âgée de 23 ans, commis début juin 2013. Son corps avait été retrouvé dans un bois près de Spa le 27 juin 2013. La cause du décès n'avait pas pu être déterminée et l'accusé nie être impliqué dans les faits.

"Aboubacar m'a appelé le 14 juin 2013 et il n'a pas parlé", a raconté le témoin. "Mais moi j'ai parlé. Je lui ai dit que tout le monde le cherchait, que les soeurs de Bravo étaient inquiètes à propos de leur soeur et qu'il devait aller à la police", a-t-il poursuivi.

"Ensuite, le 17 juin 2013, je suis allé chez l'ex-copine d'un ami parce qu'Aboubacar était apparemment chez elle, mais je ne sais pas pourquoi. Je l'ai pris dans ma voiture et je lui ai demandé où était Bravo. Il m'a répondu qu'il ne savait pas, qu'elle était descendue de la voiture quand ils étaient ensemble et qu'il ne l'avait plus vue ensuite. Je n'ai pas cru Aboubacar concernant la disparition de Bravo", a expliqué ce témoin.

"Je voulais appeler la police, mais Aboubacar n'était vraiment pas bien. Il vomissait, il était maigre... C'est là qu'il m'a dit qu'il avait avalé du liquide lave-glace, alors je l'ai conduit à l'hôpital", a expliqué l'ami de l'accusé.

La victime, Bravo Ngendakumana, avait été signalée disparue le 5 juin 2013. Celle-ci avait passé les jours précédents avec son fiancé, Aboubacar Sidiki Doumbia, à Spa.

Entendu par la police le 18 juin 2013, Aboubacar Sidiki Doumbia, qui venait de tenter de se suicider en ingurgitant des médicaments et du liquide lave-glace, avait déclaré ne pas savoir où se trouvait sa fiancée.

Puis, le 27 juin 2013, le corps sans vie de Bravo Ngendakumana avait été découvert dans un chemin forestier à Winamplanche, près de Spa.

Réauditionné, Aboubacar Sidiki Doumbia avait alors changé sa version et déclaré qu'il se trouvait avec sa fiancée lorsque celle-ci est décédée, mais qu'il n'était pour rien dans son décès.

D'après lui, Bravo Ngendakumana avait eu un malaise alors qu'ils s'étaient momentanément arrêtés dans ce petit chemin forestier près de Spa. Elle n'avait ensuite plus bougé et, paniqué, il avait quitté les lieux sans en parler à personne.

La cause du décès n'a jamais pu être déterminée.

Le procès se poursuivra mercredi avec les plaidoiries de la partie civile et le réquisitoire.