SOCIÉTÉ

Solidaris plaide pour un abaissement de l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans

Solidaris plaide pour un abaissement de l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans

Solidaris souhaite lancer un débat sur plusieurs évolutions en faveur des familles. john lee – Fotolia

La mutualité socialiste propose d’abaisser l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans et Solidaris défend également la création de nouvelles places d’accueil pour la petite enfance.

Solidaris plaide pour l’abaissement de l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans et l’augmentation urgente du nombre de places d’accueil, accessibles financièrement, des moins de 3 ans. Une étude récente de la mutualité socialiste a en effet notamment mis en évidence le «sacrifice» professionnel que de nombreuses femmes sont obligées de faire pour prendre soin de leur famille, et le fait que les enfants de familles pauvres semblent eux-mêmes condamnés à la pauvreté. Pour remédier à ces constats, Solidaris souhaite lancer un débat sur plusieurs évolutions en faveur des familles.

Dans ce cadre, elle propose d’abaisser l’âge de l’obligation scolaire à 3 ans. «L’accueil à l’extérieur du ménage est fondamental car il a une fonction éducative qui vise la socialisation et le bien-être de l’enfant. Par ailleurs, il tend vraiment à favoriser tôt le vivre ensemble», avance la mutualité socialiste, ajoutant que la maternelle constitue un passage important pour le développement global de l’enfant, offre un lieu de soutien, notamment sociosanitaire, à la parentalité et permet la création de liens sociaux.

Solidaris défend également la création de nouvelles places d’accueil pour la petite enfance. Il faut offrir aux parents, singulièrement les mamans, la capacité de poursuivre leur carrière professionnelle dès lors qu’ils peuvent s’appuyer sur des structures de garde suffisamment nombreuses, de qualité et accessibles financièrement, insiste la mutualité.

Pour permettre l’ouverture rapide de places d’accueil pour les enfants en bas âge, Solidaris pense notamment à recourir à la disponibilité de pensionnés. Elle entreprendra dans les prochaines semaines une table ronde avec des représentants de l’ONE et d’organisations représentatives des pensionnés afin de mener une réflexion sur un tel modèle et définir les conditions nécessaires pour assurer sa concrétisation et son succès.