BRUXELLES

Une septuagénaire soupçonnée d’avoir maquillé l’assassinat de son compagnon en suicide

Une septuagénaire soupçonnée d’avoir maquillé l’assassinat de son compagnon en suicide

- © Yorick Jansens

A Uccle, une septuagénaire est soupçonnée d’avoir maquillé l’assassinat de son compagnon en suicide. L’homme connaissait des problèmes d’alcoolisme qui le rendait agressif. Elle a été libérée sous conditions.

La chambre des mises en accusation a remis mardi en liberté sous conditions Germaine Q., une femme âgée de 72 ans placée sous mandat d’arrêt et inculpée de l’assassinat de son partenaire Jean Heyer en 2012, ont indiqué le parquet général de Bruxelles et la cour d’appel. La femme nie toute implication dans le décès de Jean Heyer (77 ans).

Les faits auraient eu lieu au domicile du couple à Uccle, non loin du parc Duden. Germaine Q. entretenait une relation avec Jean Heyer, qui a été retrouvé pendu aux barreaux d’une rampe d’escaliers au début de l’année 2012. La femme a déclaré avoir trouvé le corps dans cet état. Le médecin légiste avait conclu à un décès suspect et refusé de délivrer un permis d’inhumer.

Quatre ans plus tard, la justice bruxelloise soupçonne Germaine Q. d’avoir tué son partenaire, après que ce dernier l’ait une fois de plus maltraitée. L’homme connaissait des problèmes de dépression et d’alcoolisme, qui le rendaient régulièrement agressif. Germaine Q. aurait tenté de maquiller l’homicide en suicide. Elle maintient que Jean Heyer s’est bel et bien donné la mort.

Ses avocats ont demandé mardi sa remise en liberté devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles. Germaine Q a été libérée sous conditions et doit notamment disposer d’un domicile fixe et y séjourner effectivement. Elle ne peut en outre quitter le territoire sans autorisation des autorités judiciaires et devra contacter le service des peines et mesures alternatives du parquet à chaque fois qu’il l’y invitera.